Gendarmes et policiers sont sur le pont pour les fêtes

Sécurité – Commerces

Pendant les fêtes, les commerces font l'objet d'une surveillance renforcée de la part des policiers et des gendarmes./ Photo DDM, F. R.
Pendant les fêtes, les commerces font l’objet d’une surveillance renforcée de la part des policiers et des gendarmes./ Photo DDM, F. R.

Pour les fêtes de fin d’année, gendarmes et policiers ariégeois sont mobilisés dans la lutte contre la délinquance. Ils renforcent, notamment, la surveillance des commerces, en plus des multiples patrouilles assurées dans le cadre de l’état d’urgence.

Tous les ans, c’est pareil. Alors qu’approchent les fêtes de fin d’année, policiers et gendarmes du département se mobilisent pour renforcer leur présence sur le terrain afin de lutter contre la délinquance. «Nous sommes dans une phase de renforcement de la police de proximité», convient le chef d’escadron Loïc Kervoern, officier adjoint chargé de la police judiciaire au sein du groupement de gendarmerie départementale de l’Ariège.

Ainsi, les 340 gendarmes ariégeois, sans oublier quelques réservistes et les gendarmes mobiles appaméens qui étoffent les effectifs, multiplient les patrouilles pédestres, prennent contact avec les commerçants pour leur (re)présenter le système d’alerte SMS et procéder à une piqûre de rappel des diverses règles de sécurité.

Certains commerces spécifiques font également l’objet d’une surveillance particulière, tant de la part des militaires que des policiers. «Il s’agit des bijouteries, des établissements financiers, des bureaux de tabac, des stations-service, etc.», énumère le major Philippe Péré, chef d’état-major de la direction départementale de sécurité publique (DDSP), en indiquant que dans les deux commissariats de police, les patrouilles ont été doublées, voire triplées.

«Le principe est celui du “Tous dehors”. Car voir des gendarmes et des policiers dans les rues va rassurer la population et mais surtout permettre que les délinquants se sentent moins en sécurité», explique le commandant Kervoern pour qui les effets de cette forte présence, accrue depuis que l’état d’urgence a été décrété, «commencent à se voir».

Les forces de sécurité en profitent également pour diffuser quelques messages de prévention, tant auprès des élus (des réunions vont avoir lieu entre gendarmes et maires) que de la population. Ainsi, en cette période, il convient de se méfier des faux démarcheurs : «La gendarmerie ne vend pas de calendrier, tout comme la police ou encore EDF et GDF, par exemple», note le chef d’escadron Kervoern.

Enfin, sachant que la délinquance est également routière, les contrôles vont se multiplier pendant les fêtes, et principalement les soirs d’agapes… Alors gare à tous !


Le chiffre : 13

perquisitions administratives >Depuis la promulgation de l’état d’urgence. Ces perquisitions ont permis la saisie de douze armes diverses (fusils de chasse, machettes, fusils à plombs…) qui ont donné lieu à une poursuite pénale. Il s’agit d’Olivier Corel (l’émir blanc d’Artigat) qui a été jugé pour détention illégale d’arme. En outre, sept personnes ont été assignées à résidence, dont une au titre de la COP 21. Cette dernière va pouvoir retrouver sa liberté de mouvement à partir de ce samedi.


Tranquillité absence

Ce n’est, là non plus, pas une nouveauté. Pour les vacances, il est possible de faire surveiller sa maison par la police ou la gendarmerie. Il s’agit de remplir un formulaire à remettre à la brigade de gendarmerie ou au commissariat de son domicile indiquant la période d’absence ainsi qu’un numéro de téléphone. Les forces de sécurité procèdent alors à des rondes régulières, et aléatoires, de chaque résidence qui leur est signalée. Cela s’appelle l’opération tranquillité vacances, ou tranquillité absence puisque ce «contrat», selon le terme du commandant Kervoern, peut être passé toute l’année.

Source : La Dépêche

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