Gendarmerie : toujours un temps d’avance sur internet

La gendamerie s’adapte à la demande du terrain.

La gendarmerie s’adapte à la demande du terrain. (PHOTO V.B.)

Hier, ils ont en grand nombre suivi une formation sur les dangers de l’nternet 2.0.

“Are you ready ?” Direction “Hell ou Heaven ?” Vraisemblablement, par rapport à d’autres supports de formation en gendarmerie, le ton change un peu… Mais c’est peut-être aussi la raison du succès et de l’intérêt suscité par la formation assurée hier au groupement.

L’adjudant Mathieu Sabadel, de la brigade de recherches de Mende et enquêteur en technologie numérique, a présenté devant ses collègues un support dont il est l’auteur. “L’idée, c’est surtout de former les gendarmes à intervenir dans les établissements scolaires pour sensibiliser les jeunes aux dangers d’internet et des réseaux sociaux”, a expliqué l’adjudant.

Un discours accrocheur pour les jeunes

D’autant que cela répond à une demande et à “un constat du terrain”. De plus en plus nombreux sont en effet les chefs d’établissement qui rencontrent avec les élèves des problèmes liés à l’utilisation des réseaux sociaux et d’internet. Le but de l’adjudant Sabadel est donc de transmettre un discours qui va rester accrocheur pour les jeunes. Et surtout qui va leur servir. “Ils vont pouvoir ramener le savoir à la maison…»

“Au sein du groupement, le technicien en nouvelles technologies a toujours un temps d’avance sur l’internaute”, assure de son côté le lieutenant-colonel Stéphane Milonet. Habilité à intervenir dans des enquêtes judiciaires en analysant par exemple des ordinateurs, le technicien a donc aussi assuré la formation de ses collègues correspondants scolaires ou volontaires.

Prévention pour les scolaires

Face aux dangers de l’internet 2.0, les actions de prévention sont dispensées en priorité dans les établissements scolaires. Il faut déjà connaître les cinq règles d’or à suivre : respecter les autres, respecter le droit à l’image, respecter le droit d’auteur, penser à demain et garder ses secrets pour soi. “Un jeune sur dix à la recherche d’un travail n’en trouve pas à cause de traces ou de faits retrouvés sur internet…” Sans oublier les sanctions auxquelles on s’expose et qui vont de 38 € d’amende pour injure à cinq ans de prison et 75 000 € d’amende…

Avant cela, mieux vaut déjà privilégier le dialogue avec des adultes et se souvenir des règles de bon sens que l’on a parfois tendance à oublier quand on est assis derrière un ordinateur… “Et ce, même si il y a encore beaucoup de choses qu’on ne rencontre pas en Lozère. Il faut savoir appréhender internet avec les bons outils.”

Source : Midi Libre

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