Gendarmerie : la caserne baptisée Christian Joly, tué en service à Viry en 1987

La famille de Christian Joly était venue de Dijon pour dévoiler la plaque commémorative : sa femme Évelyne, sa mère Micheline, sa fille Mylène, son gendre Pierrick, ses petits-enfants Samuel et Lou-Anne.

La famille de Christian Joly était venue de Dijon pour dévoiler la plaque commémorative : sa femme Évelyne, sa mère Micheline, sa fille Mylène, son gendre Pierrick, ses petits-enfants Samuel et Lou-Anne.

Faisant face à l’hôpital, la caserne réhabilitée de gendarmerie abritant depuis le 1er juin dernier le peloton motorisé (PMO) de Saint-Julien commandé par le lieutenant Bernard Dupont a été officiellement inaugurée hier en présence du préfet Georges-François Leclerc et du général de corps d’armées Christian Dupouy, commandant la région de gendarmerie Rhône-Alpes et la zone de défense et de sécurité Sud-Est.

28 ans après le drame, quasiment jour pour jour

Baptisée Christian Joly, du nom du gendarme tué en service à Viry en 1987, la caserne a accueilli dans sa cour sa famille venue dévoiler la plaque commémorative, 28 ans quasiment jour pour jour après le drame qui avait créé un fort émoi en Haute-Savoie et au niveau national. Le 18 octobre 1987, en service au péage de Viry, le gendarme Christian Joly était intervenu pour aider deux fonctionnaires des douanes pris à partie par un homme qui faisait feu sur eux. Alors qu’ils étaient en train de maîtriser l’individu, le gendarme Joly était touché mortellement par le tir d’un second malfaiteur. Présent à ses côtés, un douanier avait également perdu la vie ce triste jour.

Cité au livre d’or de la gendarmerie, Christian Joly a été décoré de la médaille militaire et de la médaille d’or de la gendarmerie nationale. Son nom a été donné en 1988 à la 120e promotion d’élèves gendarmes de l’école de Montluçon.

« Je suis très touchée de voir qu’il n’est pas oublié si longtemps après et heureuse de voir sa mémoire perdurer », a témoigné Évelyne Joly.

Issu de la fusion du peloton d’autoroute d’Éloise, de la brigade motorisée (BMO) d’Annemasse et de la brigade rapide d’intervention (BRI) de Bonneville, le PMO de Saint-Julien est désormais bien implanté au centre de sa zone d’emploi actuelle.

Une force

de frappe améliorée

« Cette caserne permet d’améliorer la force de frappe de la gendarmerie sur nos autoroutes et sur le réseau secondaire et a constitué un enjeu opérationnel pour le regroupement de nos forces afin d’être plus efficace et plus rapide », a discouru le colonel Frédéric Labrunye à la tête du groupement de gendarmerie de la Haute-Savoie.

Source : Le Dauphiné

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