Gendarmerie : forte hausse du nombre d’interventions

 

Les gendarmes de la brigade d’Amboise ont constaté une hausse de 20 % des interventions entre 2016 et 2017.

Amboise, 14.000 habitants quasiment dans cette petite ville très touristique. Derrière la carte postale et « ce cadre de vie très agréable », il y a « la réalité, le quotidien chargé des gendarmes », a souligné le capitaine Vincent Augier, commandant la compagnie, en conclusion du bilan de l’année écoulée, présenté l’autre jeudi par le lieutenant Absolu, responsable de la brigade autonome d’Amboise.
D’importantes problématiques sociales dans le secteur En un an, entre 2016 et 2017, le nombre des interventions des militaires a augmenté de 20 %. « Notre activité, à Amboise, est proche de celle enregistrée près des grands centres urbains », a commenté le lieutenant Absolu, après avoir cité les principaux chiffres du bilan 2017 : 1.604 interventions, 1.009 infractions au code de la route – délits et contraventions –, 1.762 enquêtes judiciaires, 1.228 crimes et délits constatés, hors délits routiers, 82 gardes à vue effectuées, et 428 délinquants entendus, en tout, par cette équipe composée de 28 militaires, dont neuf officiers de police judiciaire.
Sur le secteur couvert par la brigade d’Amboise, « les problématiques sociales sont importantes », a d’autre part indiqué le lieutenant : 26 délits à caractères sexuels ont été enregistrés l’an passé. Bien souvent, les victimes sont des mineurs. Les gendarmes ont en outre constaté 82 délits liés à des comportements violents.
Les tendances relevées au cours du premier trimestre 2018 font apparaître une baisse de 38 % du nombre de cambriolages et une stabilité des violences délictuelles. En revanche, les verbalisations pour infractions graves au code de la route sont en hausse de 36 %. Pas parce que les automobilistes qui traversent l’Amboisie conduisent encore plus mal que l’an passé, mais parce que les gendarmes sont plus présents pour le constater, ont précisé les gradés.
Les effectifs de la brigade ont été renforcés de six personnels en 2017.
Principale nouveauté à mentionner dans l’organisation de la brigade : la mise en place de la police de sécurité du quotidien (PSQ), qui est en fait « une mission renommée » (lire NR du 12 mars), et l’attribution de smartphones à chaque gendarme : ces « bureaux mobiles », connectés à tous les fichiers nationaux, visent à limiter les allers-retours à la brigade et à accentuer la présence des militaires sur le terrain.

repères

> Accidents. Six accidents mortels se sont produits sur le secteur géographique couvert par la gendarmerie d’Amboise en 2017. Ces accidents ont causé la mort de sept personnes, ce qui en fait « une des pires années sur la zone », a commenté le lieutenant Absolu.
> Nouvelle caserne. « Bienvenue dans la future ex-caserne », ont dit les gendarmes aux nombreux élus et directeurs de collèges et de lycées qui assistaient à cette réunion de bilan, jeudi. Les gendarmes, trop à l’étroit dans la caserne du Bout-des-Ponts, vétuste, devraient déménager. Un projet est à l’étude, mais la construction n’aura pas lieu dans la zone de La Boitardière, puisque cette localisation a été refusée par la hiérarchie militaire.
> Gens du voyage. L’ouverture de l’aire d’accueil à La Boitardière, en septembre 2017, a permis de régler les problèmes liés aux stationnements illégaux. 114 infractions pour installation anarchique avaient été constatés en 2017. Ce chiffre est tombé à 21, au terme du premier trimestre 2018. « Le souci est réglé, a souligné le lieutenant Absolu. Il reviendra peut-être sous une autre forme au cours de l’été, lors des grands passages. »

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