Gendarmerie : deux départs en retraite fêtés jeudi

Le capitaine L'Huillier reçoit une médaille de la main du maire, en compagnie de sa famille et de Fabrice Bouillie, commandant de groupement d'Ille-et-Vilaine, et d'Erick Trub, commandant en second de la Cie de gendarmerie de Rennes.

Le capitaine L’Huillier reçoit une médaille de la main du maire, en compagnie de sa famille et de Fabrice Bouillie, commandant de groupement d’Ille-et-Vilaine, et d’Erick Trub, commandant en second de la Cie de gendarmerie de Rennes. |

Deux départs en retraite auront lieu cet été à la gendarmerie.

Le gendarme Hervé Decopons quitte Pacé pour une retraite campagnarde et animée par des séances de pêche, grâce aux cannes offertes par ses collègues.

Autre départ, celui du capitaine François L’huillier, après dix ans de présence. Cet homme était apprécié aussi bien par les gendarmes que par la police avec qui il travaillait en synergie et en bonne entente. D’ailleurs Paul Kerdraon, le maire, a souligné, dans son discours lors de la cérémonie de départ « sa façon efficace et réactive de diriger ses troupes, avec un mélange d’autorité et d’humour. » Il a aussi insisté sur les résultats, toujours au-dessus de la moyenne nationale « malgré les problèmes qui se posent parfois pour remplir les missions », entendant par là le manque de moyens financiers, voire de personnel. Et aussi « son humanité lors de l’affaire du squat. »

« La vie ici est agréable »

Dix ans dans la même ville, c’est long pour un militaire, mais « je me trouvais bien à Pacé, alors je suis resté. C’était mieux aussi pour ma famille. Mes enfants ont fait leurs études ici, ils y ont leurs amis. »

AnneSophie et Pierre Matthieu, tous les deux gendarmes, reconnaissent aussi que « la vie ici est agréable. »

Concrètement, en quoi consiste le travail d’un gendarme ? Comme l’ont appris les enfants lors des journées citoyennes, d’abord à assurer la tranquillité publique… En théorie, une brigade par canton, sauf en zone péri-urbaine comme à Pacé, dix gendarmes en 1986 lors de la création, vingt-quatre aujourd’hui pour cinq communes. Et aussi un travail de proximité, la connaissance des gens, des lieux. Leur travail consiste également à prendre les plaintes ; à faire des enquêtes ; à intervenir sur les lieux des accidents, des cambriolages, des bagarres ; à aller renforcer d’autres brigades ; à faire de l’information dans les collèges (prévention drogue par exemple.

Les tâches sont nombreuses et les horaires aléatoires. L’accueil est ouvert au public huit heures par jour, mais ils sont d’astreinte toutes les nuits. Cinq ou six patrouilles sillonnent les rues endormies ou sont de permanence chez eux. Il y a quand même des moments souriants, comme cette chasse au bélier : « Il vagabondait sur la route, on n’arrivait pas à l’attraper. Il a fallu appeler des renforts, en plus il n’était pas commode ! » rigole Jean-René. Une pensée pour le sergent Olivier Moreau, opex, actuellement à Bangui et qui rentre bientôt.

Source : Ouest-France

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