Gendarmerie de Lamotte : ” Tous les feux sont au vert “

La gendarmerie actuelle a été construite dans les années 60-70. Certains logements ne sont même plus habitables. - La gendarmerie actuelle a été construite dans les années 60-70. Certains logements ne sont même plus habitables.

La gendarmerie actuelle a été construite dans les années 60-70. Certains logements ne sont même plus habitables.

Serpent de mer de plus de 10 ans, la nouvelle gendarmerie de Lamotte- Beuvron semble cette fois devoir sortir de terre. Le dossier est bien avancé.

Des logements construits dans les années 60-70, du simple vitrage et l’air qui passe sous certaines fenêtres… La gendarmerie de Lamotte-Beuvron n’est pas vraiment ce que l’on pourrait qualifier de dernier cri. Au-delà de son seul aspect vieillissant, « elle ne correspond plus à ce que l’on est en droit d’attendre que ce soit pour l’accueil du public ou pour les conditions de vie des gendarmes », confie la gendarmerie elle-même.

Un budget de 2,4 millions d’euros

Sa rénovation fait partie des vieux serpents de mer, tant de fois évoqués et finalement abandonnés. « Le dossier remonte à 2004-2005 », rappelle Pascal Bioulac, à propos du dossier qui était une nouvelle fois sur le point de se refermer. Heureusement, « Bernard Cazeneuve a été d’une efficacité redoutable », reconnaît le maire de la commune qui a profité de la venue du ministre au mois de janvier 2016 à Romorantin pour confier ses inquiétudes. Le soir même, après vérification auprès de ses services, le ministre annonçait à Blois que la nouvelle gendarmerie se ferait. « On a ensuite organisé une réunion avec l’état-major, le groupement de gendarmerie et la municipalité dont une visite de terrains », rappelle Pascal Bioulac quant à la suite rapide des événements.
Au groupement départemental de gendarmerie, le lieutenant-colonel Bartolo estime même que cette visite a permis de « gagner une bonne année » en passant directement à la phase de« conduite de programmation ».
Depuis, la société 3 Vals Aménagement a été choisie pour assister la mairie de Lamotte-Beuvron qui sera elle-même maître d’œuvre contrairement aux options privilégiées par les précédentes municipalités. La Ville pourra ensuite récupérer une grande partie de son investissement – le montant prévisionnel des travaux est de 2,4 millions d’euros – grâce à la TVA, aux subventions de l’État et aux loyers versés par la gendarmerie. Une opération « blanche » pour la municipalité, estiment plusieurs proches du dossier, le terrain ayant été acquis pour l’euro symbolique auprès du Département.
Le concours pour la maîtrise d’œuvre étant actuellement en phase d’attribution, le dépôt du permis de construire pourrait survenir dès juillet pour un début des travaux espéré dès la fin de l’année 2017, ou début 2018.

Une installation espérée en 2019

Côté gendarmerie où un service dédié se charge des projets immobiliers, le dossier a également bien avancé, rappelle le lieutenant-colonel Bartolo, commandant en second du groupement départemental. Et de souligner les différents aspects techniques considérés en amont : « Est-ce que nos liaisons radio vont passer, est-ce que les accès routiers sont bons, est-ce qu’on est proche d’un axe structurant ». « Pour Lamotte-Beuvron les feux sont au vert et le terrain est idéalement situé », affirme-t-il sans l’ombre d’un doute.
Après Saint-Laurent-Nouan et Contres, Lamotte-Beuvron devrait donc être la troisième nouvelle gendarmerie du Loir-et-Cher à émerger sur la période 2016-2019. Une bonne cadence comparée à certains autres départements.

Laurence Texier

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