FOURMIES Des habitants volontaires vont bientôt informer la gendarmerie

Lors du dernier conseil municipal de Fourmies, la gendarmerie a présenté le dispositif « Participation citoyenne ». Des habitants référents vont être choisis pour informer sur « des agissements et des véhicules suspects ».

La ville a décidé de signer, pour une durée de deux ans, le protocole «
Participation citoyenne
» avec l’État et la gendarmerie.

La ville a décidé de signer, pour une durée de deux ans, le protocole « Participation citoyenne » avec l’État et la gendarmerie.

La ville de Fourmies a décidé de signer, pour une durée de deux ans, le protocole « Participation citoyenne » avec l’État et la gendarmerie. C’est pourquoi le capitaine Heddy Cherigui et le lieutenant Julien Lefebvre, adjoint au commandant de la compagnie d’Avesnes-sur-Helpe et commandant de la brigade de Fourmies, étaient présents lors du dernier conseil municipal. Afin de présenter le dispositif, qui a été adopté. «  Depuis 2013, il a été mis en place dans le Bavaisis et le Solrézis (25 communes) et il donne des effets bénéfiques, surtout pour les cambriolages, avec jusqu’à un tiers en moins  » ont rappelé, en préambule, les deux officiers.

« Il est demandé d’observer et on de surveiller »

Puis, le processus a été détaillé : la « Participation citoyenne » permet à la gendarmerie de choisir des habitants référents volontaires, «  sensibles aux questions de sécurité et possédant un sens civique, en vue de l’informer des agissements et des véhicules suspects. Cela pourra entraîner la réaction immédiate d’une patrouille  ». Attention ! «  Il est demandé d’observer et non de surveiller ou de patrouiller, de renseigner sur des faits et non pas sur des personnes nommément désignées  ». Plus globalement, il s’agit «  d’une solidarité de voisinage  » comme l’a souligné le maire, Mickaël Hiraux.

Ensuite, dans l’opposition, c’est David Hurblain qui est intervenu : «  Je suis content de la présentation chiffrée des gendarmes (lire ci-dessous), car elle rétablit la réalité. Non, Fourmies n’est pas Chicago en matière de délinquance comme on voudrait parfois nous le laisser croire  ». Et d’ajouter : «  Au-delà de ce dispositif, je pense que la peur du gendarme est efficace et que le nombre de militaires, actuellement à Fourmies, est insuffisant  ».

Qui va choisir les volontaires ?

L’adjointe Corinne Ridé a poursuivi sur les moyens, en évoquant cette petite délinquance locale «  qui vole des poissons dans un bassin d’agrément et qui est condamnée à un rappel à la loi  » ou bien encore «  que l’on a vue dérober du matériel dans la nuit mais chez laquelle on ne peut pas intervenir avant 6 heures du matin  », heure légale de la perquisition administrative. Avant de s’interroger sur «  qui va choisir les volontaires ?  » Réponse : cela se fera en concertation avec la gendarmerie qui a prévu une réunion publique pour expliquer l’initiative. Seront invitées les personnes intéressées de la zone relevant de la brigade locale (soit les communes d’Anor, Fourmies et Wignehies, représentant quelque 19 000 habitants). Des panneaux spécifiques « Participation citoyenne » seront également implantés aux entrées de ville.

Des chiffres sur les cambriolages

Lors de la présentation du protocole « Participation citoyenne », les gendarmes ont donné quelques chiffres sur la délinquance locale, et notamment les cambriolages. On a affaire à des petits faits, principalement pour beaucoup de vols alimentaires ou de matériels modestes (de jardin notamment), dont le préjudice n’excède pas 200 €. Rien à voir donc avec, parfois, des bandes organisées qui viennent de Valenciennes, Lille ou de Belgique pour de plus gros butins.

+ 18  % d’atteintes aux biens à Fourmies

En 2016, les atteintes aux biens ont ainsi augmenté de 18 % à Fourmies (et de 3 % depuis le début de l’année). Les quartiers les plus touchés sont ceux de Trieux et du centre-ville, où la délinquance juvénile est importante. Les militaires ont aussi rappelé leur mode opératoire, surtout la nuit, avec un taux de présence de 18 % (contre 10 au niveau national) avec six hommes en permanence sur le terrain ; leur effectif sur la brigade, avec un gendarme pour 600 habitants (contre un pour 1 000 en moyenne en France) ; et leur temps d’intervention de 5 mn, bien en deçà de la limite d’une demi-heure.

Source : La Voix du Nord

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