Eure: la justice saisie après des photos du directeur de la sécurité d’Évreux équipé comme un policier

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L’équipement d’un policier. – (Photo d’illustration) – AFP

Le directeur de la sécurité de la mairie d’Évreux en Normandie a été photographié dans une tenue ressemblant à celle des policiers lors d’une manifestation de gilets jaunes en janvier dernier. La justice a été saisie.

Un syndicat de police a saisi le parquet d’Évreux pour dénoncer la présence sur une manifestation du directeur de la sécurité de la mairie, dans une tenue similaire à celle des forces de l’ordre, selon eux, a appris l’AFP mercredi de sources concordantes.

« J’ai été saisi sur des faits concernant le directeur de la sécurité à la ville d’Évreux. J’attends de recevoir les éléments par courrier avant d’ouvrir une enquête », a indiqué Dominique Puechmaille, procureure de la République d’Évreux.

Casque et gilet semblables aux des forces de l’ordre

La Dépêche d’Évreux, qui a révélé l’affaire, a publié une série de clichés où l’on voit le fonctionnaire de la mairie LR, vêtu d’un casque, portant également un spray à la ceinture et un gilet semblable à ceux des forces de l’ordre.

« Serions-nous devant une nouvelle affaire Benalla ? », a réagi dans un communiqué l’Union syndicale professionnelle des policiers municipaux (USPPM) qui a demandé que soit saisie l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Pour Bernard Vellutini, en charge du contentieux à l’USPPM, « sans y être habilité, l’homme est porteur d’une bombe lacrymogène ». Selon lui, les photos ont été prises lors d’une manifestation des gilets jaunes à Évreux le 26 janvier 2019.

« Aucune légitimité à intervenir »

« Il était muni d’un gel poivre et non d’une bombe lacrymogène », répond Nicolas Gavard Gongallud, adjoint au maire à la sécurité, et « à aucun moment, il n’avait sur lui de sigle police ».

« Ce monsieur ne dispose d’aucune légitimité à intervenir dans le domaine de la sécurité publique et du maintien de l’ordre », affirme l’USPPM dans son courrier transmis au parquet d’Évreux.

« Je ne comprends pas que l’on mette en cause ceux qui ont défendu la ville. Ce jour-là, mes agents ont été obligés de faire du maintien de l’ordre, les agents de la police nationale étant mobilisés ailleurs à ce moment », a fait savoir Nicolas Gavard Gongallud

Source : BFMTV

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