En Bretagne, chaque semaine, 400 tonnes de salades comestibles n’entrent plus dans le cahier des charges
Auteur(s) France-Soir Publié le 01 septembre 2026 – 17:49

La sécheresse de l’été aura amputé les rendements, mais pas que…. Elle aura aussi mis en lumière quelques règles absurdes de plus. Par exemple, ces salades bien bonnes à manger, simplement plus petites que la norme par manque d’eau, sortent du cahier des charges des grands acheteurs et ne trouvent plus preneur.
Chez Prince de Bretagne, la perte atteint 400 tonnes par semaine, selon son président Marc Kérangueven, cité par franceinfo. Un été sans beaucoup de pluie, de la chaleur, et des têtes qui n’atteignent plus le poids habituel. Le légume n’est pas perdu pour autant. Il est devenu trop petit, en dessous des calibres de la norme de la « grande distri ».
Nicolas Dupont-Aignan y voit « le bilan d’un système qui préfère la norme à la nourriture, la grande distribution au paysan, et l’importation à la production française ». Formule politique, certes, mais qui pointe une vraie question: pourquoi ne pas adapter davantage les cahiers des charges lorsque les récoltes sont frappées par des conditions climatiques inhabituelles ?
Les maraîchers et les agriculteurs français font déjà face à une équation difficile, ils doivent composer avec la concurrence étrangère présente sur le marché européen ainsi qu’une forte pression sur les prix par la grande distribution. Alors ces exigences commerciales plus que rigides ne font qu’accentuer les difficultés. Si une salade reste propre à la consommation, faut-il réellement la jeter parce qu’elle est trop petite ou trop irrégulière ?
Les événements climatiques évoluent, les producteurs tentent de s’adapter, la grande distribution pas. Ces 400 tonnes de salades sans clients chaque semaine dépassent donc largement le problème breton, pointant le ridicule d’un marché où les grandes enseignes font la loi, au détriment de toute logique, mais au nom de leurs rentabilité.
Source : France Soir
Laisser un commentaire