Elle jette sa bière sur un gendarme et un «gentleman» veut empêcher l’interpellation

Faits divers

«C’est une affaire qui interroge à plusieurs niveaux.» Pour la deuxième affaire examinée hier après-midi par le tribunal correctionnel, Me Baby, avocat de Virginie et Lionel, avoue son incompréhension. Comment cette jeune femme, qui a décidé de devenir artiste après un cursus universitaire et qui n’avait jamais fait parler d’elle jusqu’à cette fin de soirée de fête de la musique à Saint-Girons, a-t-elle pu se retrouver dans une situation de rébellion après un outrage envers un gendarme ? Son questionnement est le même concernant Lionel : «Rien, même s’il traverse une période personnelle compliquée, n’explique ce qui s’est passé».

Toujours est-il que Virginie a lancé le contenu de son verre de bière à la figure d’un gendarme qui, avec ses collègues, patrouillait à pied dans le secteur. Lorsque les militaires ont voulu l’interpeller, elle ne s’est pas laissée faire et Lionel — «Il a agi comme un gentleman», l’excuse Virginie mais le terme n’est pas du goût de la présidente du tribunal — est venu à son secours. S’en est alors suivi une sacrée bousculade — les gendarmes venus témoigner parlent d’un «mouvement de foule» — rendant difficile l’interpellation des deux prévenus.

Virginie, qui avoue n’avoir aucun souvenir de ce qui s’est passé à cause de son alcoolisation, présente ses excuses. Lionel, lui, conteste formellement avoir tenté de frapper un gendarme. Il nie, également, s’être montré agressif envers le personnel hospitalier, empêchant ainsi toute analyse sanguine pour déterminer son taux d’alcool. D’ailleurs, et malgré un certificat médical attestant du contraire, il jure n’être allé à l’hôpital que lundi soir, et pas dans la foulée des faits.

Pour le vice-procureur François Hébert, ces faits sont «inqualifiables» et il estime nécessaire d’y «mettre le holà». Mais tenant compte de la personnalité des prévenus, il requiert 140 heures de travail d’intérêt général (TIG) à effectuer en douze mois contre Virginie, et trois mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans, avec obligations de soins et de travailler, contre Lionel.

Finalement, Virginie est condamnée à 100 heures de TIG sur dix-huit mois, ou deux mois de prison, et Lionel écope de la même durée de TIG, avec une obligation de soins, ou trois mois de prison.

Source : La Dépêche du Midi

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