Drôme : un ancien gendarme adjoint volontaire écroué après la mort d’un expert-comptable

Un ancien gendarme adjoint volontaire de 21 ans a été mis en examen et écroué pour « enlèvement et séquestration suivie de mort » après la découverte du corps d’un homme jeudi à Châteauneuf-sur-Isère.

Un ancien gendarme adjoint volontaire a été placé en détention provisoire le 12 novembre dernier, suite à l’ouverture d’une information judiciaire du chef d’enlèvement et séquestration, suivis de mort. Auparavant, cet homme, âgé de 21 ans, avait été présenté devant un magistrat du parquet de la Drôme. L’ancien militaire est soupçonné d’avoir tué Denis Allione, dont le corps a été retrouvé le 11 novembre, au matin, par des chasseurs à Châteauneuf-sur-Isère.

L’ancien gendarme adjoint volontaire a utilisé la voiture de la victime

Selon Le dauphiné libéré, ce père de famille, âgé de 55 ans, était expert-comptable. Il était porté disparu depuis le 4 novembre dernier. Des analyses ADN ont confirmé que le corps retrouvé par des chasseurs était bien celui de Denis Allione. Nos confrères de France Bleu explique que l’ancien gendarme adjoint volontaire a été interpellé. Il est sans emploi à ce jour. L’enquête a établi qu’il a utilisé la voiture de Denis Allione pendant plusieurs jours et qu’il a aussi utilisé la carte bancaire de la victime pour des retraits d’argent. Des traces de sangs ont été retrouvées dans le coffre.

Un motif crapuleux ?

Dans un communiqué, selon Alex Perrin, le Procureur de la République de la Drome, l’autopsie, réalisé par l’institut médico-légal de Grenoble, sur le corps de Denis Allione, « permet de déterminer que la victime a fait l’objet de nombreuses violences causées par un objet contondant et une arme blanche ». Sans préciser comment le suspect et la victime se sont rencontrés, le Procureur de la Drôme estime aussi que certaines éléments de l’enquête « permettent de penser que le mobile des faits est crapuleux ».

RTL indiquait que le suspect contestait « les faits, en l’état », et précisait également que deux personnes, proches de son entourage, avaient également été placées en garde à vue. Ces dernières avaient ensuite été mises hors de cause et laissées libres.

Source : L’Essor

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