Des gendarmes victimes de violences

Herbault
Dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 décembre, les forces de l’ordre sont appelées pour un différend familial au sein d’une fratrie. Les gendarmes – deux sous-officiers et un réserviste – arrivent à l’adresse indiquée, à Herbault, vers 2 h 15. Trois frères, âgés de 19, 29 et 31 ans, se disputent pour des raisons familiales. Ils sont visiblement alcoolisés. Dès leur arrivée, les militaires essuient des violences verbales. Puis la situation dégénère et les frères en viennent aux mains. Les gendarmes reçoivent des gifles et se font bousculer. Ils sortent du logement pour appeler des renforts. Mais la fratrie les suit dans la rue. Un gendarme fait usage de son pistolet à impulsion électrique sur un des frères qui frappe un de ses collègues. C’est alors qu’un autre des frères se jette sur le militaire qui a utilisé le pistolet à impulsion électrique. Ce dernier tombe et se blesse à la main. Il s’est vu octroyer 30 jours d’incapacité totale de travail. Il a fallu une nouvelle fois aux militaires faire usage du pistolet à impulsion électrique.
Le troisième frère, quant à lui, a donné des coups sur le véhicule de la gendarmerie.
Les trois hommes ont finalement été interpellés et placés en cellule de dégrisement avant d’être auditionnés le lendemain.
Ils ont été jugés lundi dans le cadre d’une comparution immédiate. Le plus jeune des frères a été condamné à quatre mois de prison ferme ; le plus âgé à dix-huit mois de prison, dont dix avec sursis et mise à l’épreuve pendant dix-huit mois ; le troisième à un an de prison, dont huit mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant dix-huit mois.

Source : La Nouvelle République

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