Décès d’un bébé de 13 mois, “martyrisé” par ses parents

Des dizaines de blessures, un état de malnutrition… Un père et une mère ont été mis en examen ce dimanche pour « meurtre aggravé » après la mort à Reims de leur nourrisson de 13 mois battu.

photo-d-illustration-philippe-huguen-afp-1539539833Photo d’illustration Philippe HUGUEN/AFP

Un père et une mère ont été mis en examen ce dimanche pour « meurtre aggravé » après la mort à Reims de leur bébé de 13 mois, qui présentait « des dizaines de blessures de la tête aux pieds », a-t-on appris de source judiciaire.

6,2 kg à 13 mois

Le bébé « a été battu, y compris avec des câbles électriques », a déclaré le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette. Les deux parents – un Français de 34 ans né en Mauritanie et une Ivoirienne de 22 ans – ont été placés en détention provisoire et encourent la réclusion à perpétuité.

D’après le journal L’Union, le bébé de 13 mois ne pesait que 6,2 kg et souffrait de dénutrition. Il était infecté du VIH et avait le scorbut. Il avait en guise de lit une paillasse « sur laquelle on a retrouvé du sang », a indiqué le procureur de la République.

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Le père nie les faits

Vendredi, vers 19 heures, les parents, qui habitent un appartement proche de la gare de Reims, appellent les secours. Ces derniers, constatant l’état de malnutrition et les multiples signes de violences que le bébé semble avoir subis pendant des mois, alertent la police. Le nourrisson décède dans la soirée et les parents sont placés en garde à vue.

Une autopsie doit être réalisée lundi, de même que de nombreuses autres investigations.

En garde à vue, le père a nié avoir donné des coups mortels, affirmant que c’est la mère « qui s’occupait de tout » et qu’elle avait « frappé à plusieurs reprises » leur enfant.

La mère « a fini par admettre avoir porté a minima un certain nombre de coups, dans une simple logique éducative » selon elle, a ajouté M. Bourrette. Après que le nourrisson a subi une fracture, elle dit l’avoir traité « avec une médecine traditionnelle africaine » et nie « tout élément de dénutrition ou de malnutrition ».

Aucun antécédent pénal

Les parents, en couple depuis six ans et sans aucun antécédent pénal, ont un autre enfant de quatre ans, qui est « placé » depuis deux ans en région parisienne, selon le magistrat.

Arrivé il y a moins d’un an à Reims, le couple n’avait aucune activité professionnelle connue.

La mère ne dispose pas de titre de séjour.

Source : L’Est Républicain

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