Corse: une dizaine d’arrestations après des attentats contre des gendarmes

La gendarmerie d'Ajaccio visée par un attentat le 5 décembre 2013.

La gendarmerie d’Ajaccio visée par un attentat le 5 décembre 2013. Crédits photo : PASCAL POCHARD CASABIANCA/AFP

Une dizaine de personnes proches de la mouvance nationaliste ont été interpellées ce lundi. Elles sont soupçonnées d’avoir participé aux attaques à la roquette contre les gendarmeries d’Ajaccio et Bastia, en décembre 2013.

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Une dizaine de militants nationalistes ont été interpellés lundi en Corse, dans le cadre de l’enquête sur deux attentats contre des groupements de gendarmerie en décembre 2013. Ce coup de filet a été mené dans la matinée par des policiers de la sous-direction antiterroriste et des gendarmes de la section de recherches d’Ajaccio. Ces deux organismes avaient été co-saisis après des attentats à la roquette anti-char, qui n’avaient fait aucune victime, contre deux casernes de gendarmerie à Ajaccio et Bastia, le 5 décembre 2013.

Des perquisitions étaient en cours dans la matinée aux domiciles des personnes interpellées. Parmi elles «se trouve le bâtonnier en exercice d’Ajaccio, Me Doumè Ferrari-NDLR, ainsi qu’un autre avocat», a déclaré une source policière à Reuters. L’autre avocat «a également exercé des fonctions de bâtonnier», a précisé une source judiciaire.

Les attentats avaient été commis avant une visite en Corse du ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls. Venu sur place constater les dégâts, il avait indiqué le 7 décembre qu’une «roquette anti-char de fabrication serbe dotée d’une capacité de pénétration très importante» avait été tirée sur un mur de la caserne Battesti à Ajaccio, siège de la région de gendarmerie. Selon Valls, ce type de projectile «n’avait pas été utilisé en Corse depuis 2009», l’ayant été «9 ou 10 fois» auparavant. La roquette, tirée depuis une colline en face de la caserne, proche du centre-ville, avait détérioré le bas d’un immeuble d’habitation, brisé des vitres et endommagé une voiture. Une autre roquette avait été tirée sur un bâtiment administratif de la caserne de Montesoro, dans les quartiers Sud de Bastia, siège du groupement de gendarmerie de Haute-Corse, ne provoquant également que des dégâts matériels.

Des attaques non revendiquées

Les attentats n’ont pas été revendiqués. L’ancien locataire de la Place Beauveau s’était dit «convaincu» qu’il existait «des liens» entre ces actions et les arrestations de sympathisants nationalistes présumés, soupçonnés d’avoir commis des attentats en 2012 contre des résidences secondaires.

Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) a annoncé le 25 juin la mise en oeuvre d’un «processus progressif de démilitarisation» pour favoriser l’application de réformes votées depuis quelques mois par l’Assemblée de Corse, dont la majorité est de gauche. Elles concernent essentiellement la co-officialité de la langue corse, l’instauration d’un statut de résident pour lutter contre la spéculation foncière et immobilière, la fiscalité et une adaptation en ce sens de la constitution française.

Source : Le Figaro

 

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