Condé-sur-Noireau Il insulte et violente un jeune gendarme

Un homme de 42 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Caen, pour insultes et violence à l’encontre d’une gendarme de Condé.

C’est un contrôle d’alcoolémie qui serait l’origine des faits d’outrage et de violences commis sur un jeune gendarme, à Condé-sur-Noireau et à Flers, le 20 septembre 2014, vers 19 h 55, par Jhon, 42 ans.

Au moment où le taux d’alcoolémie de 1,84 gramme d’alcool par litre de sang a été notifié à Jhon, celui-ci aurait commencé à injurier le plus jeune des deux gendarmes : « Abruti, jeune con, bouffon ». Emmené à l’hôpital de Flers, Jhon continue pendant le trajet à vociférer et à insulter le gendarme. Dans la salle d’attente de l’hôpital, Jhon aurait donné un coup de pied à la jambe du gendarme, debout devant lui. Des faits attestés par le médecin qui parle de geste violent.

Préjudice moral

Entendu pendant sa garde à vue, Jhon déclare : « C’était pas volontaire. Je n’ai pas eu de comportement violent et les insultes sont exagérées ». Présent à l’audience le gendarme qui précise qu’ils étaient deux, déclare : « Il a fait une fixation sur moi parce que j’étais le plus jeune des deux. Moralement c’est fragilisant. Je n’ai pas cédé à ses provocations et c’est ce qu’il voulait ».

Une somme de 700 € sera sollicitée par la victime au titre du préjudice moral.

« Le prévenu conteste les faits de violence et fait preuve de mauvaise foi depuis le début », précise la Procureure de la République Joséphine Lecardeur qui regrette l’absence du prévenu à l’audience, et requiert à son encontre 4 mois de prison avec sursis et 600 € d’amende ainsi que l’annulation de son permis de conduire avec l’interdiction de le repasser avant un délai de 18 mois. L’avocat de la défense Me Barry explique que si Jhon ne s’est pas déplacé c’est parce qu’il ne trouvait pas de moyen de locomotion. Sur les faits Me Barry précise que « le prévenu qui n’était pas fier de ce qu’il avait fait reconnaît les faits d’outrage mais nie les faits de violence. Il n’a jamais eu l’intention de commettre des violences. Le coup de pied a été donné par inadvertance ». Me Barry sollicite la relaxe sur les faits de violence et précise que Jhon a des soucis de santé et souhaite devenir écrivain public après avoir été serveur. Jhon écope finalement d’une peine de quatre mois de prison avec sursis, de 600 € d’amende, de la suspension du permis de conduire pendant 10 mois. Jhon devra en outre verser la somme de 700 € à la victime pour son préjudice moral.

Source : L’Orne combattante

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