Colombie : coup de filet spectaculaire contre la secte juive Lev Tahor, 17 enfants libérés lors d’un raid à l’Hôtel Los Balcones
Colombie : raid choc de la police à Bogotá. 17 enfants libérés de la secte juive Lev Tahor accusée de maltraitance, mariages forcés et trafic d’êtres humains.

L’opération a eu lieu à l’Hôtel Los Balcones, Bogotá, le 28 novembre 2025.
Dans la nuit du 27 au 28 novembre, les unités d’élite de la police colombienne ont pris d’assaut un hôtel discret du centre-ville, l’Hôtel Los Balcones. Objectif : mettre fin aux agissements d’un groupe religieux ultra-orthodoxe juif, Lev Tahor, accusé depuis des années de maltraitance, de mariages forcés et de traite d’enfants.
Selon les premiers éléments communiqués par les autorités, dix-sept mineurs ont été extraits des lieux. Ces adolescents et jeunes enfants, originaires des États-Unis, du Guatemala et du Canada, auraient été séparés de leurs parents biologiques et retenus contre leur gré au sein de la communauté.
« On parle d’un réseau organisé qui se déplace depuis plus de dix ans pour échapper aux enquêtes », confie une source proche du dossier. Fondée dans les années 80 au Canada, Lev Tahor (« cœur pur » en hébreu) a successivement fui vers le Guatemala, le Mexique, la Roumanie, la Bosnie puis, récemment, la Colombie. À chaque étape, les mêmes griefs : viols sur mineurs, grossesses imposées à des adolescentes, privation de scolarité et violences physiques.
Les images tournées pendant l’opération, largement relayées sur les réseaux sociaux, montrent des commandos lourdement armés progressant couloir par couloir, armes pointées, tandis que des membres du groupe, vêtus de leurs traditionnels vêtements noirs et chapeaux, tentent de s’interposer. Certains enfants, visiblement terrifiés, sont portés dans les bras des policiers.
Ce n’est pas la première fois que la secte fait l’objet d’une intervention musclée. En 2022 au Guatemala, plus de 160 enfants avaient déjà été placés sous protection après un raid similaire. Plusieurs cadres de Lev Tahor avaient alors été arrêtés pour trafic d’êtres humains.
En Colombie, l’enquête se poursuit. Les mineurs libérés ont été pris en charge par les services de protection de l’enfance et doivent être rendus à leurs familles légales dans les prochains jours. Quant aux adultes présents sur place, une partie a été interpellée.
Pour les associations de défense des droits de l’enfant, l’affaire Lev Tahor reste un dossier brûlant : « Tant que les principaux responsables courent, d’autres enfants risquent de tomber entre leurs mains », alerte une ONG, Lev Tahor Survivors, basée à New York qui suit le mouvement depuis ses débuts.
Affaire à suivre.
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