Citoyens, soutenons les forces de l’ordre !

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En cette période préélectorale, la tentation de récupération et d’instrumentalisation par les politiques est grande. Soyons prudents face aux promesses et aux surenchères concernant la police nationale et la gendarmerie nationale.

La violence envers les forces de l’ordre et les autres corps constitués dédiés à la sécurité intérieure est la conséquence de mesures inopérantes prises par les différents gouvernements successifs depuis des décennies. Elle a pour conséquence la perte de l’autorité de l’État et la remise en cause de ses représentants devenus des cibles potentielles.

Le danger ne vient pas que de l’extérieur. Depuis quelques temps déjà, il est aussi présent à l’intérieur du territoire.

Les services publiques, symboles forts de la Nation, sont directement visés par des délinquants et des criminels. Ces individus malfaisants sont prêts à tout, prêts à en découdre avec les forces de l’ordre pour défendre  leurs territoires et leurs trafics. Il s’agit bel et bien d’une guerre de pouvoir déclarée aux forces de l’ordre et à l’État.

Même des pompiers ou des personnels du corps hospitalier sont frappés par ces violences indignes et lâches lors de leurs missions de secours.

Ce délitement sociétal est subi de plein fouet. Il nécessite une réaction immédiate et sans ambages du pouvoir exécutif et de tous les élus.

Ces derniers jours, des policiers ont spontanément manifesté dans le cadre de leur service, en exprimant leur exaspération et leur ras-le-bol. Les derniers événements du 8 octobre 2016 à VIRY CHATILLON où certains d’entre-eux ont été lâchement attaqués par des cocktails Molotov ont été le marqueur et le déclencheur de cette expression légitime.

Si l’aspect réglementaire de leurs fonctions interdit ce type de manifestations en service, il n’en demeure pas moins, que la souffrance et l’exaspération de ces fonctionnaires de police méritent la première attention de leur hiérarchie.

Militaires et policiers faut-il le rappeler sont des êtres humains dotés de sentiments, d’émotions et non des machines sans cœur. Et bien oui, ils en ont tous gros la patate! En ces circonstances de douleurs partagées, il est du devoir de chaque citoyen d’apporter son soutien indéfectible aux policiers, aux gendarmes et à tous les personnels engagés dans la sécurité nationale.

Le rappel réglementaire bien que légitime était inopportun et mal venu dans ces conditions. Un blessé attend dans l’urgence, une prise en charge et non une sanction disciplinaire. Certes, les blessures de l’âme ne se voient pas, mais elles détruisent certains d’entre eux.  Souvent, ils sont ignorés par leur institution au prétexte de problèmes externes à leurs fonctions. Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet…

Les instances  dirigeantes et les chefs hiérarchiques à tous les niveaux, oublient trop souvent qu’ils ont pour mission de veiller  aux intérêts de leurs subordonnés. Ils doivent prendre conscience qu’il s’agit d’un état d’extrême détresse exprimé par les forces de l’ordre qui n’en peuvent plus.

Au quotidien, gendarmes, policiers, militaires et autres corps constitués agissant pour la sécurité de la Nation et des citoyens sont victimes  de violences verbales et physiques. C’est un fait que personne ne peut contester.

Servir au sein de ces différentes unités est un véritable sacerdoce. En s’engageant, chacun d’entre eux fait preuve d’un dévouement sans faille envers la Nation. Ils en acceptent les sujétions et les contraintes associées. En retour, ils méritent tous « RESPECT ET CONSIDÉRATION DE LA NATION ».

Force est de constater qu’il n’en est rien.

Lors de discours officiels notamment à l’occasion de leurs funérailles, les militaires sont valorisés à titre posthume. Paradoxalement, de leur vivant, ils sont traités comme des sous-citoyens par la Nation.

Pour preuve, l’état militaire est depuis toujours argué par les politiques pour faire obstacle à des droits légitimes accordés à tous les citoyens. En effet, des principes d’exception sont régulièrement intégrés dans le droit national pour les discriminer légalement. ( LOUVOIS – le PACS des militaires – le droit de réunion et d’association, etc…).  C’est ainsi, que les militaires servent de variable d’ajustement.

A l’instar de leurs camarades policiers, ils  partagent au quotidien, les mêmes risques sur le territoire national, la même souffrance, la même exaspération et le même ras-le-bol. Leur  demande est unanime, pouvoir faire leur travail dans de bonnes conditions, au service des citoyens et de la Nation.

Pour le cas des militaires de la gendarmerie, il est étonnant de constater à chaque fois, qu’ils ne sont jamais représentés sur les plateaux des émissions de télévision. C’est malheureusement le cas en ces circonstances.  Des journalistes s’expriment à leur  place de manière très approximative.

A tous ces médias nationaux qui  manifestement  ne les lisent pas, je leur dis qu’il y a des gendarmes d’active en capacité de s’exprimer clairement et à visage découvert pour dénoncer la réalité de leurs difficultés. Ils sont à même de parler de manière indépendante de leur  hiérarchie. Il serait temps que les médias découvrent  leurs nouveaux droits et leurs nouveaux interlocuteurs.

Gustave de QUERCY

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