Cisjordanie occupée : des journalistes de l’Agence France-Presse attaqués par des colons israéliens
Les journalistes s’étaient rendus dans un village près de Bethléem pour rencontrer des militants israéliens organisant des visites solidaires auprès de Palestiniens harcelés par des colons israéliens qui ont récemment bloqué une route dans la région. Une enquête policière a été ouverte.
Le Monde avec AFP Publié le 25 août 2026 à 15h15, modifié le 25 août 2026 à 20h07

Des soldats israéliens interviennent lors d’un affrontement entre des colons et des militants de gauche israéliens, dans le village de Jannatah, en Cisjordanie occupée, le 25 août 2026. ILIA YEFIMOVICH/AFP
Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci.
La reproduction totale ou partielle d’un article, sans l’autorisation écrite et préalable du Monde, est strictement interdite.
Pour plus d’informations, consultez nos conditions générales de vente.
Pour toute demande d’autorisation, contactez sy*********@*****de.fr.
En tant qu’abonné, vous pouvez offrir jusqu’à cinq articles par mois à l’un de vos proches grâce à la fonctionnalité « Offrir un article ».
Trois journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) ont été attaqués, mardi 25 août, par des colons israéliens, alors qu’ils couvraient les tensions avec les Palestiniens en Cisjordanie occupée, ont rapporté les secours et les journalistes. Les affrontements ont fait au moins cinq blessés. Les journalistes s’étaient rendus dans le village de Jannatah, près de Bethléem, pour rencontrer des militants israéliens organisant des visites solidaires auprès de Palestiniens harcelés par des colons israéliens qui ont récemment bloqué une route dans la région.
Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Cisjordanie : les Européens haussent le ton contre la colonisation et dénoncent « des niveaux sans précédent de violences » commises par des colons israéliens Lire plus tard
Une altercation a d’abord éclaté entre les colons et les militants, avant que des soldats israéliens n’ordonnent aux journalistes de quitter ce qu’ils qualifient de « zone militaire fermée ». Deux autres voitures transportant des colons ont alors fait irruption.
Les colons, dont beaucoup étaient des enfants, ont jeté des pierres en direction des journalistes et des militants. Un journaliste de l’AFP a esquivé l’une d’entre elles, mais un enfant l’a ensuite frappé au menton avec un bâton, lui causant un léger saignement, a-t-il déclaré. Au cours de l’affrontement, un soldat israélien a saisi la caméra d’un journaliste, avant de la lui restituer, selon les journalistes de l’AFP.
Une enquête policière ouverte
À leur retour, les journalistes ont constaté que leurs deux voitures, garées sur place, avaient été endommagées : les pare-brises arrières avaient été brisés et les pneus crevés. Les véhicules des militants ont subi des dommages similaires.
La police israélienne a rejoint l’armée afin de recueillir des preuves touchant aux dégâts causés aux véhicules et « une enquête policière a été ouverte concernant l’incident », a indiqué le porte-parole de l’armée. Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré que la confiscation temporaire de cette caméra « fait actuellement l’objet d’une vérification ».
Cinq personnes ont été soignées pour des blessures, a fait savoir le Croissant-Rouge palestinien, tandis que les journalistes de l’AFP ont rapporté avoir vu au moins un militant israélien emmené par une ambulance palestinienne.
Plus de 500 000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie, illégales au regard du droit international, aux côtés d’environ 3 millions de Palestiniens. Israël occupe ce territoire depuis la guerre des Six-Jours, en 1967.
Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Cisjordanie : les Européens haussent le ton contre la colonisation et dénoncent « des niveaux sans précédent de violences » commises par des colons israéliens Lire plus tard
Les violences de colons israéliens ont drastiquement augmenté depuis l’attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, avec des raids quasi quotidiens contre des villages et des actes de harcèlement ou d’intimidation.
Laisser un commentaire