Chevaline : l’ex-policier municipal révoqué pour des malversations présumées

Un homme a été interpellé et placé en garde à vue en Haute-Savoie dans l'enquête sur la tuerie de Chevaline, a annoncé ce mardi le procureur d'Annecy qui évoque «le fruit des témoignages recueillis notamment après la diffusion du portrait robot d'un motard vu à proximité de la scène ce crime».

Un homme a été interpellé et placé en garde à vue en Haute-Savoie dans l’enquête sur la tuerie de Chevaline, a annoncé ce mardi le procureur d’Annecy qui évoque «le fruit des témoignages recueillis notamment après la diffusion du portrait robot d’un motard vu à proximité de la scène ce crime». | AFP

 

Placé en garde à vue mardi matin dans le cadre du quadruple meurtre de Chevaline, Eric D. devrait de nouveau être entendu par les enquêteurs dans la journée, ainsi que sa femme et l’aîné de leur trois enfants.

L’homme de 48 ans avait occupé entre 1989 et le mois de juin dernier le poste de Brigadier-Chef au sein de la police municipale de Menthon-Saint-Bernard, un village proche de Chevaline. Selon nos informations, celui-ci aurait été suspendu par le maire de la commune le 19 juin, «suite à une d’essence anormalement élevée» du véhicule de police qui lui était attribué dans le cadre de sa mission.

Selon un enquêteur, «celui-ci aurait pu notamment user de ce véhicule de fonction à des fins personnelles, voir de payer le carburant de son véhicule personnel avec un moyen de paiement de la police municipale», et a dû s’engager à rembourser à la mairie les sommes détournées.

Selon la même source, Eric D. aurait alors décidé de remettre sa démission au maire de la commune, ce qui a entraîné sa radiation du corps de la fonction publique terirtoriale à compter du 25 juin 2013. Par la suite, l’homme a tenté de retrouver un du côté Suisse, avant d’être engagé dans une société de sécurité qui oeuvre notamment lors de concerts et de manifestations sportives. Un emploi qui permettait à celui-ci – grâce à un permis dédié – d’être porteur d’une arme.

Parallèlement à son activité professionnelle principale et avant que n’intervienne sa radiation, Eric D., né au début du mois d’orctobre 1965 à Sallanches (Savoie), était également réserviste dans la gendarmerie nationale, au poste de Maréchal des Logis Chef. Un poste ouvert à tous ceux qui ont effectué leur service militaire. Il suffit d’être apte et de déposer un dossier de candidature et n’avoir commis aucun délit pour être accepté ou pas dans ce corps de soutien à la gendarmerie.

Le suspect, lui, n’a pas été employé comme gendarme réserviste durant l’année 2013. Elle lui a notamment permis d’assurer la sécurité au sein de la cour d’assises d’Annecy pendant plusieurs mois. Sa fonction permettait surtout à cet homme de se mettre en valeur auprès de ses interlocuteurs.

Source et Vidéos : Le Parisien

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