Chambres à louer à l’ex-école de gendarmerie

Quatorze chambres sont disponibles à la location dans deux des bâtiments rachetés par la Ville sur le site de la caserne De Laâge.

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Corentin Pinier est le responsable opérationnel de Camelot à Châtellerault. Il est présent sur place une fois par mois.

La Ville a reçu les clés de l’ancienne école de gendarmerie le 7 juin dernier. La municipalité n’a pas tardé pour faire des doubles. Quatorze chambres sont à louer dans la maison des officiers, près du portail d’entrée, et le grand bâtiment central.

La mairie ne mène pas ce dossier personnellement. Il est confié à l’Établissement public foncier (EPF) du Poitou-Charentes, propriétaire de ce site fermé depuis 2009. L’avenir des lieux est encore incertain. Le chapiteau de l’école de cirque doit y être déployé. Que faire des 3,8 ha restant ? Logements, bureaux, commissariat de police… « A la rentrée, on va mener des études de préfaisabilité, bilan prévisionnel de coût, pour savoir où on va », indique Nicolas Proust, chef de projet à l’EPF.

Un occupant coûte moins cher qu’une alarme

Après les études, il y aura le dépôt de permis de démolition et les premiers travaux. Un temps long. « Au moins un an », révèle Nicolas Proust. Problème : « Un grand bâtiment vide, ça attire les visiteurs, annonce Nicolas Proust. Avec des personnes à l’intérieur, c’est moins tentant. »
L’opérateur public a confié à Camelot Europe le soin de trouver des occupants. Depuis mars 2015, la société gère déjà un bâtiment vacant d’EDF à Châtellerault. Camelot propose, contre un loyer très modique (201 € maximum, charges comprises), d’habiter les lieux.

Sélection à l’entrée

A la caserne De Laâge, la chambre est louée entre 120 et 150 euros par mois. L’EPF verse également 500 € par mois à Camelot. « Tout le monde est gagnant, le propriétaire, les résidents et nous, assure Olivier Berbudeau. La Ville doit être satisfaite, car le bâtiment est gardé pour moins cher qu’une alarme (environ 2.000 € par mois N.D.L.R.), l’aspect social joue aussi avec des logements à loyers très réduits. »
Cuisines, salles de bain, chauffages ont été installés par Camelot. Avant de poser leurs valises, les occupants signent un contrat de résidence temporaire avec des droits et des devoirs. Il faut être majeur et avoir une activité professionnelle. « Le seul inconvénient pour nos résidents, c’est qu’on ne sait pas combien de temps on va rester, ça peut s’arrêter n’importe quand, prévient Olivier Berbudeau. Mais il y a un préavis d’un mois minimum. »

VIDEO. Châtellerault : qui veut habiter l’ex… par lanouvellerepublique

à savoir

En France, 450 personnes se logent via Camelot, la moitié à Paris et en Ile-de-France, le reste en province. À Châtellerault, la société propose 27 chambres sur deux sites, treize sont disponibles. Dans 95 % des cas, les logements ne sont pas des habitations à l’origine (bureaux, école, maison de retraite…).
Le principe, venu des Pays-Bas, fonctionne.
« Un bâtiment vide entraîne des risques de squattage, de dégradations et avec le temps il s’abîme, détaille Olivier Berbudeau, directeur France de Camelot. Avec des occupants temporaires, on protège les sites de tous ces risques. »

Contact : tél. 01.70.36.01.45.

Source : Centre Presse

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