Cambriolages en série. Un réseau géorgien démantelé par la gendarmerie

Il y a quelques mois, le colonel Leclercq, commandant le groupement de gendarmerie des Côtes-d’Armor, s’était ému d’une hausse très préoccupante du nombre de cambriolages de résidences principales dans le département. D’où la création, dès la rentrée, d’un groupe de travail dédié composé d’une quinzaine de militaires. Ses objectifs : cibler, localiser puis surveiller les membres de ce réseau qui opère depuis quelques mois de véritables raids dans toute la Bretagne et les départements limitrophes, à la recherche de numéraire, bijoux et autres matériels informatiques… Huit personnes de 19 à 33 ans Ce week-end, ce long et fastidieux travail d’enquête s’est soldé par un joli coup de filet. En effet, dimanche, sur commission rogatoire délivrée par un juge d’instruction briochin. Plusieurs dizaines de gendarmes ont été mobilisées pour une opération qui a permis l’interpellation de huit personnes âgées de 19 à 33 ans (cinq hommes et trois femmes), originaires de Géorgie et de Moldavie. Les quatre premières en pleine nuit, à bord d’une voiture, à Pleudihen-sur-Rance, alors qu’elles tentaient d’acheminer leur butin, “sans doute vers la Belgique ou les Pays-Bas, où il existe des filières pour écouler la marchandise volée”, expliquait, ce lundi après-midi, le colonel Philippe Leclercq. Leurs complices présumés ont été interpellés dans la foulée, au petit matin. Deux dans un mobile-home du camping de Bonabry, à Hillion ; les deux autres dans un appartement à Saint-Brieuc. Jusqu’à 96 heures de garde à vue Les perquisitions opérées à la suite des interpellations ont été “fructueuses”, indiquait encore le colonel Leclercq. “Nous les soupçonnons d’être impliqués dans plusieurs dizaines de cambriolages. Pour certains faits, la responsabilité est établie; pour d’autres, c’est en cours”. Prolongée dimanche soir, la garde à vue des huit prévenus pourrait durer 96 heures. Après quoi, ils devraient être mis en examen par le magistrat instructeur pour vol, recel et association de malfaiteurs. La gendarmerie devrait prochainement lancer un appel à victimes afin de leur restituer ce qui a pu être récupéré. Imprimer Envoyer

Source :  Le Télégramme

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