Cambriolages en baisse en zone gendarmerie, en légère hausse en zone police

 

Les cambriolages en résidence principale et secondaire ne suivent pas les mêmes tendances. D’après les chiffres de la gendarmerie, les cambriolages de résidences principales ont continué de diminuer (5,9%) en . En revanche, ils sont en très légère hausse en zone police (+0,5%), selon le dernier bilan officiel portant sur la période de mai 2013 à avril 2014 publié ce mardi.

Les cambriolages de résidences secondaires, eux, sont toujours en augmentation de 19,5% en zone (urbaine) de police et de 5,6% en zone (rurale) de gendarmerie, selon le traditionnel bilan de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Un «retournement de tendance»

L’organisme officiel de diffusion des statistiques des forces de l’ordre relève que les cambriolages d’habitations principales ont, comme les mois précédents, très faiblement augmenté en zone police (+0,5%) et diminué de 5,9% en zone gendarmerie. Ce dernier chiffre est qualifié de «retournement de tendance», depuis le début de l’année, après l’explosion constatée ces derniers mois contre laquelle le a lancé un vaste plan de lutte.

Toujours selon ce bilan, il y a une forte hausse des tentatives d’homicides «pour voler et à l’occasion de vols», de près de 40% en zone police, de plus de 10% en zone gendarmerie. Les vols avec violence augmentent également de près de 7% en zone gendarmerie mais sont en baisse en zone police (-1,5%).

En revanche, les vols à main armée sont en baisse dans les deux zones des forces de l’ordre, de -10% à plus de -16%. Enfin, les vols à la tire sont en hausse dans les deux zones, de près de +9% à +11%. Les règlements de comptes entre malfaiteurs sont eux en diminution en zone police (-13%).

Pourquoi les chiffres sont-ils séparés ?
L’ONDRP sépare, comme les mois précédents et depuis 2012, les chiffres de la police de ceux de la gendarmerie qui lui sont communiqués. Ils révèlent de fortes distorsions au de la période habituelle de comparaison de la délinquance -les 12 derniers mois- en raison de la mise en place progressive de nouveaux logiciels d’enregistrement des faits de délinquance qui ont provoqué des «anomalies» et des «ruptures statistiques». Manuel Valls, quand il était ministre de l’Intérieur, a été à plusieurs reprises attaqué sur son bilan par la droite à l’occasion de la publication de ces chiffres officiels. Le gouvernement a promis de «moderniser l’outil statistique» en 2014. Son successeur, Bernard Cazeneuve, avait assuré le 9 avril, à l’Assemblée nationale, que les cambriolages avaient diminué début 2014 de 8% en zone gendarmerie et 6% en zone police.

 Source :  LeParisien.fr

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