BEAUCAMPS-LIGNY Surfer sur Internet, oui, mais avec un permis de la gendarmerie

Lundi, en début d’après-midi, les trois classes de CM2 de l’école Sainte-Marie, à Beaucamps-Ligny, et leurs institutrices, ont reçu la visite d’un gendarme de la brigade d’Hallennes-lez-Haubourdin. Pour leur expliquer les dangers d’Internet.

Oscar et Mahé, deux délégués de classe, ont appris les dangers d’Internet avec la gendarmerie d’Hallennes-lez-Haubourdin.

Oscar et Mahé, deux délégués de classe, ont appris les dangers d’Internet avec la gendarmerie d’Hallennes-lez-Haubourdin.

«  Au départ, lorsque j’entendais les élèves se dire « À tout à l’heure» , à la sortie de l’école, je pensais qu’ils allaient se voir, témoigne Laure Hansart, directrice de l’école privée Sainte-Marie. En fait, un jour, on m’a dit que c’était «À tout à l’heure sur Internet». » Les adultes, parents ou équipe éducative, sont souvent décontenancés, parfois perdus, par l’aisance avec laquelle les enfants surfent. Pour éviter que cette aisance soit doublée d’insouciance, les gendarmes font passer depuis quelques années aux classes de CM2 un « permis Internet », sur le modèle du « permis piéton » qui existe pour les CE2.

Mardi, un gendarme hallennois est allé expliquer, par exemple, qu’il faut se comporter sur le web «  comme dans la rue  ». Un petit livret de « code de bonne conduite sur Internet » a été remis à chaque élève, dans lequel Emma, une policière rousse aux grands yeux verts et à l’air particulièrement dynamique, donne de bons conseils. «  Dans la rue, tu ne crois pas le premier venu. Sur Internet, c’est pareil : il y circule toutes sortes d’informations qui ne sont pas vérifiées.  »

Une partie du livret concerne les parents. Qui sont invités à ne pas laisser l’enfant se balader seul sur les réseaux sociaux, à l’accompagner pour la création de son compte (et à en profiter pour noter son mot de passe). L’ordinateur doit par ailleurs se trouver dans une salle commune, et pas dans la chambre de l’enfant. «  On leur explique que papa et maman ont un rôle à jouer  », indique Françoise Dennequin, institutrice de CM2 sensibilisée lundi, avec Véronique Desmarets et Gwendoline Béague.

Les élèves apprennent que la personne avec qui ils pensent discuter sur Internet n’est pas toujours celle qu’ils croient, que des adultes peuvent se faire passer pour des enfants… «  Il ne faut pas donner ses vrais nom et prénom, adresse, date de naissance, pas aller à un rendez-vous avec un inconnu.  » «  Ils sont de plus en plus conscients des risques, commente David Fontaine, animateur informatique à l’école. Les enfants de maintenant suivent davantage l’actualité, parlent avec leurs parents. Mais ils ne font pas forcément attention à tout. Internet, pour eux, est un automatisme.  »

La présence des gendarmes permet ainsi de formaliser le risque, de montrer qu’on peut s’exposer aux mêmes choses dans les mondes virtuel et réel. Les élèves n’ont plus qu’à potasser leur livret, avec leurs parents, en vue du QCM prévu au printemps.

www.permisinternet.fr

Source : La Voix du Nord

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