Attroupement menaçant devant la gendarmerie de Mourenx : la justice sévit

Attroupement menaçant devant la gendarmerie de Mourenx : la justice sévit Près de vingt personnes s’étaient rassemblées devant la gendarmerie de Mourenx, le 22 juin 2015, avant d’être dispersées à l’extincteur.

Quatre Mourenxois ont écopé de prison ferme ce jeudi : le 22 juin 2015, les gendarmes avaient dû les disperser lors d’un attroupement devant leur brigade.

Le 22 juin 2015, une vingtaine de personnes se rassemblaient devant la gendarmerie de Mourenx, obligeant les militaires à les disperser à coup de gaz d’extincteur. Ce jeudi, quatre participants à ce « groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de dégradations de biens » ont été condamnés à de la prison ferme par le tribunal correctionnel de Pau.

Et l’affaire s’emmanche mal. Seulement deux des cinq prévenus se présentent à l’audience… avec trois quarts d’heure de retard. La Justice étant à l’heure, elle, la présidente rappelle les deux impétrants à l’ordre : « Vous n’aviez pas vu l’heure ? »

Au départ, c’est une obscure histoire de confrontation entre deux groupes de personnes, dans le bois de Lahourcade, autour d’une suspicion de vol de moto. Les gendarmes, qui embarquent quatre des belligérants, doivent déjà disperser au gaz lacrymogène un premier regroupement de « renforts » impromptus. Mais arrivés à la gendarmerie, place Jules Verne à Mourenx, un attroupement les attend.

Un précédent en 2003

« Ces jeunes Mourenxois se sont mêlés une fois de plus à une affaire qui ne les regardait pas, témoigne le commandant de brigade. Notre priorité a été d’éviter l’intrusion dans les locaux. Ces faits-là, nous les avons vécus en 2003, pour extraire un suspect. Il était hors de question que cela se reproduise. »

Les deux prévenus, âgés de 35 et 22 ans, minimisent les faits. « Il y avait du monde de partout mais zéro idée. Je n’ai pas le contrôle sur les gens. Ils sont venus d’eux-mêmes. Mon frère était en sang et j’étais énervé. Une heure après, je ne l’étais plus. »

Après la dispersion à l’extincteur, une vidéo permettra d’identifier les principaux participants. Ils écopent de peines de trois mois à neuf mois de prison ferme.

Source : La République des Pyrénées

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