Arzon. L’agresseur dans la nature, des manifestants anti-migrants poursuivis

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23/11/2016 –21H15 Arzon (Breizh-info.com) –   Mercredi 23 novembre 2016,  Adan M., le migrant qui aurait agressé sexuellement deux femmes, dont une mineure, à Arzon, était toujours en fuite. Alors qu’une deuxième agression sexuelle a été signalée, le procureur de la République, François Touron, a déclaré qu’aucune plainte n’aurait été déposée, la jeune mineure s’étant présentée à la gendarmerie ayant, selon lui  « été abordée d’une manière inadaptée (sic)« . 

Dans le même temps, 5 personnes ont été ou bien interpellées, ou convoquées par la gendarmerie, à Vannes et placées en garde à vue, et mises en examen.

Deux d’entre elles- dont le président du Lien, Nicolas Faure –  seront jugées le 19 janvier prochain pour « organisation et participation à une manifestation illégale » en référence à leur participation à la manifestation  spontanée en réaction à l’agression sexuelle commise à Arzon par le  jeune migrant clandestin contre une femme de 67 ans.

Pour les deux autres, il s’agit de deux jeunes qui avaient été arrêtés lors de la manifestation, avant d’être relâchés sous la pression populaire. Ils sont poursuivis pour « violences aggravées contre les gendarmes et dégradation en réunion (du portail du centre d’accueil et d’orientation) ». Pour l’un d’entre eux, il lui est également reproché des violences sur un employé du centre d’hébergement.

Interdictions de séjour dans le Morbihan

Les 4 hommes sont placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de séjourner sur le département du Morbihan pour trois d’entre eux, résidents extérieurs au département et une interdiction de séjour sur Arzon pour le quatrième, Morbihannais. Il faut rappeler que le migrant soudanais, arrêté lors de la première agression sexuelle qu’il avait reconnue, avait été reconduit dans le CCAS d’Arzon, sans être interdit de séjour dans le département, ni bien entendu dans le pays d’accueil, la France.

Selon plusieurs sources, ces interpellations, convocations et poursuites, diligentées d’une manière aussi rapide, revêtent un caractère «surprenant», pour ce type d’affaire. La « participation à une manifestation illégale » justifiant une mise en garde à vue a également étonné, puisqu’à aucun moment, cette manifestation d’Arzon, certes non déclarée, n’a fait l’objet d’un arrêté d’interdiction  municipal ou préfectoral.

Selon un avocat, « cela laisserait à penser que tous les policiers qui  manifestent depuis des semaines en France , seraient eux aussi susceptibles d’être placés en garde à vue pour les mêmes motifs, tout comme de nombreuses autres manifestations militantes qui se déroulent sans déclaration, dans la France entière« . « Il y a clairement une volonté politique venue de très haut afin de briser la résistance et l’agitation autour des migrants », remarque une autre source proche du dossier.

Mettant de côté la gravité de deux agressions sexuelles commises par un jeune accueilli aux frais du contribuable par le CCAS de Port Navalo, le maire d’Arzon, Roland Tabard, a déclaré vouloir porter plainte contre les manifestants « avec l’appui du procureur ». M Tabard juge ainsi « déplacé » et « honteux » le fait de manifester pour condamner une agression sexuelle, qui plus est commise par un individu déraciné que le gouvernement a imposé aux habitants de la commune.

Des consignes  strictes pour ne pas parler à la presse indépendante

A l’heure qu’il est, le procureur de Vannes se refusait, tout comme la gendarmerie (la grande muette), à communiquer sur la localisation éventuelle du jeune Soudanais en fuite, invoquant la « minorité » de l’individu. Comme les services préfectoraux, magistrats et forces de l’ordre ont en effet reçu des consignes strictes pour ne surtout pas parler à la presse indépendante et pour en dire le moins possible à la presse subventionnée.

Cette affaire semble par ailleurs totalement reléguée  au second plan, l’important pour le gouvernement étant, au vu des moyens déployés – y compris vendredi soir et lundi soir à Arzon avec une forte présence de gendarmerie et des contrôles d’automobilistes – de mener des représailles sévères contre ceux qui auraient le malheur de s’inquiéter que des migrants puissent commettre des exactions dans la cité bretonne.

Photo : DR
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