Ambleteuse : vaste opération de gendarmerie pour lutter contre le travail illégal

Ce vendredi matin, une manœuvre visant à lutter contre les fraudes a été menée à Ambleteuse. Une dizaine de gendarmes ont été déployés. Une procédure a été entamée pour vérifier la régularité d’un ouvrier.


Des gendarmes ont contrôlé un chantier à Ambleteuse.
Des gendarmes ont contrôlé un chantier à Ambleteuse.

À partir de 8 h 30, ce vendredi, un important déploiement de gendarmes s’est organisé au cœur d’un lotissement en construction, rue des Garennes à Ambleteuse. Les militaires se glissent entre les engins de chantiers, arrêtent les véhicules sortant du périmètre des travaux. Rien ni personne n’échappe à cette manœuvre. Des passants s’étonnent : « Il y a encore dû y avoir des cambriolages… »

Mais le chef des opérations, le capitaine Dominique Gossiaux, de la compagnie de gendarmerie de Boulogne – Calais, explique : « Nous agissons ici dans le cadre d’un plan de lutte contre le travail illégal, pour déceler d’éventuelles infractions. » Cette activité, au nom de code de CODAF, pour comité opérationnel départemental anti fraude, réunit plusieurs partenaires comme les impôts ou l’URSAFF. Elle vise à la fois la dissimulation de salariés (pour éviter de payer des cotisations sociales, fiscales) et la dissimulation d’activités (des travaux non déclarés).

Intervention ciblée ?

L’arrivée rue des Garennes à Ambleteuse est-elle ciblée ? Plusieurs acteurs de l’intervention laissent entendre qu’ils ne sont pas là par hasard… Côté gendarmerie, le capitaine Gossiaux, entre deux sirènes de pelleteuse, indique : « L’objectif de ces investigations est de déceler d’éventuels éléments de travail illégal. Nous agissons sur réquisition du procureur de la République pour vérifier une activité commerciale, c’est aussi de la prévention. »

Un responsable de l’URSSAF glisse : « Nous contrôlons les identités des ouvriers sur le chantier, nous vérifions la régularité des différentes déclarations. Il y a certains contrôles aléatoires, d’autres plus ciblés… Mais on ne sait jamais trop ce que nous allons découvrir. » Puis il résume : « Nous, on vient, on creuse, puis on regarde par la suite si toutes les informations récoltées se recoupent. »

Soupçons sur un employé turc

La présence des gendarmes permet une certaine sécurité pour les différents intervenants. « Nous ne savons pas toujours ce que nous allons découvrir… Cela arrive que des gens s’enfuient en nous voyant arriver… », raconte le responsable, brassard orange floqué URSSAF au bras.

Au terme de l’opération, une procédure est entamée pour des soupçons concernant un employé turc. « Il s’agit de vérifier sa régularité pour lever un doute », conclut le capitaine Gossiaux.

Source : La Voix du Nord

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