Aix-lez-Orchies : la gendarmerie veille aux 300 m de frontière du Douaisis avec la Belgique

Pour ceux qui l’ignoraient, l’arrondissement de Douai possède bien une frontière avec la Belgique. Longue de 300 mètres, elle se trouve sur la commune d’Aix-lez-Orchies. Et n’est accessible que par des petits chemins.


La gendarmerie veille au grain sur les 300
mètres de la frontière franco-belge d’Aix-lez-Orchies.

La gendarmerie veille au grain sur les 300 mètres de la frontière franco-belge d’Aix-lez-Orchies.

Chemin du Poncheau, du côté du Bas Hameau. Si vous y faites à peine cent mètres, munissez-vous de votre carte d’identité ! Un pas à gauche et vous êtes en France. Un pas à droite, et c’est la Belgique. Le chemin en lui-même n’est pas une route, puisqu’il n’est pas macadamisé. Mais il est bien connu des fêtards qui reviennent le week-end de la boîte de nuit belge Le Cap’tain en passant par là, pour éviter les contrôles routiers. « Nous y sommes un week-end sur deux, déclare le lieutenant Clairon. On fait de nombreuses infractions de consommation de stupéfiants et d’alcoolémie. »

Cette route dérobée est aussi considérée comme un probable lieu d’infiltration. « La Belgique est pourvoyeuse en ressources terroristes. C’est un passage très facile, qu’il faut surveiller », explique Jacques Destouches, le sous-préfet. Ici, pas de contrôles permanents comme cela a pu être le cas à d’autres endroits. « L’idée, c’est d’organiser des contrôles renforcés aux points de passages obligatoires », commente de son côté le commandant Beaumont. Comme au rond-point de Nomain, ou sur la route de Tournai, où des patrouilles militaires s’installent régulièrement. Pour Jacques Destouches, « aucun point de frontière n’est anodin ».

Autre sentier reliant Aix-lez-Orchies à la Belgique, celui des Plantis. Hormis le fait que celui-ci ne permet la traversée de l’Elnon, qui matérialise la frontière, qu’à pied. « Autrefois, il y avait de la contrebande de tabac et de boisson », rappelle Jean-Luc Detavernier, le maire. C’est aussi par là que désormais, certains promeneurs se rendent outre-Quiévrain le dimanche après-midi. « Les tables sont pleines chez eux ! », sourit l’élu.

Source : La Voix du Nord

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