Affaire CHASSARD : portrait du calomniateur en chef au collège de Suippes (51600)
Au collège Louis-Pasteur de Suippes, pendant les 4 mois de l’automne 2018, la professeure en Documentation Jocelyne Chassard a été la cible d’une cabale diffamatoire d’une vingtaine de personnels orchestrée par la cheffe d’établissement. Environ 60 textes mensongers et calomnieux ont été écrits contre elle dans son dos et elle ne les a découverts que 8 mois plus tard, en mai 2019. Avec la principale Valérie Richard, le chef de cette cabale était le professeur de Mathématiques Nicolas Rio, qui exerce toujours aujourd’hui dans cet établissement.
Les textes de cette cabale ont servi au rectorat pour convoquer un conseil de discipline contre J. Chassard en 2019 et au ministère de l’Education natonale pour la révoquer dans la foulée.
Dans son combat pour rétablir la Vérité et laver son honneur, Jocelyne Chassard nous fait un résumé des agissements malveillants de ce « collègue » : elle les présentera ce soir en direct sur sa chaîne Youtube Canal JAC-K. Tous les documents cités dans l’article sont en annexe et téléchargeables en PDF.
- Arrivée au collège de Suippes en septembre 2017
Je prends mes fonctions comme professeure en Documentation au collège Louis-Pasteur de Suippes, une commune rurale dans l’Ouest de la Marne, le mardi 26 septembre 2017. Cette affectation était une demi-victoire sur la rectrice de l’académie de Reims, qui en 2016-2017 avait refusé de prendre au sérieux mes signalements de harcèlement moral professionnel au collège de Grandpré dans les Ardennes (non seulement pour moi mais aussi pour la gestionnaire de cet établissement) et qui avait été obligée de tenir compte, en juin 2017, des conclusions d’une deuxième enquête administrative qu’elle avait dû mener. Cette enquête reconnaissait que j’avais des raisons de penser que le danger pour moi au collège de Grandpré était toujours présent et la rectrice avait été obligée de me changer d’établissement pour faire cesser ce danger.
Avant de commencer à travailler au collège Louis-Pasteur, j’avais demandé à rencontrer la principale Valérie Richard : nous avons un entretien de presque deux heures le vendredi 22 septembre 2017, en présence de la gestionnaire Séverine Machet. La cheffe d’établissement a reconnu que mes compétences et mon expérience pouvaient servir l’intérêt des élèves de son établissement.

- Projet de débat sur les dangers de la pornographie industrielle
Ce projet s’inscrivait dans le cadre de l’information sur la sexualité encadrée par des textes légaux et réglementaires. J’avais commencé à en parler en novembre 2017 à quelques personnels du collège et à une parent d’élève membre du conseil d’administration : si la représentante de parents d’élèves trouvait le projet nécessaire et pertinent, les professeurs étaient très réticents. Mon projet a été présenté à deux conseils pédagogiques, au comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC) et au conseil d’administration : il n’a pu se concrétiser à cause du rejet de quasiment tous les professeur.es. Le jeudi 1er février 2018, j’ai une discussion de 45 mn en salle des professeur.es avec trois collègues réfractaires : le professeur de Mathématiques Nicolas Rio, les professeures d’Anglais Corinne Labbé et de Français Delphine Ricard, ainsi que l’infirmier Anthony Prieux. C. Labbé quitte la salle au bout de 10 mn, je reste avec les trois autres qui, à bout d’arguments, déclarent que « le large consensus contre ce projet » vient peut-être de ma « personnalité ».
Une semaine plus tard, la principale me convoque dans son bureau pour parler de cette discussion ; j’y vais accompagnée du professeur de Physique-Chimie Jean-Baptiste Spilmann, représentant syndical. Valérie Richard déclare qu’elle a reçu des « rapports » concernant la discussion du 1er février mais elle ne me donne pas de nom : je comprends que les rapports ne peuvent venir que de N. Rio, D. Ricard ou C. Labbé et je rétorque que le principe du contradictoire exige que ces rapports me soient communiqués. Je conclus en disant : « Quant à ces gens, s’ils veulent m’attaquer, je les attends. » (cf. PJ 1) Il n’y aura aucune suite officielle.

- L’année scolaire 2017-2018 se passe correctement.
De septembre 2017 à juin 2018, j’ai organisé des activités pédagogiques avec tous les niveaux de classe, de la 6ème à la 3ème. J’ai collaboré avec une demi-douzaine de disciplines différentes ; j’ai participé au comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC) et, à la demande de la principale, j’étais membre du conseil d’administration.
Le 5 juillet 2018, je remets à Valérie Richard mon bilan d’activité du CDI (31 pages) et je lui demande de reconduire le même type d’activités pédagogiques en 2018-2019.
En juin 2018, la cheffe d’établissement, mon inspecteur pédagogique et la rectrice de l’académie de Reims donnent tous les trois un avis satisfaisant pour mon passage à la Hors-classe pour carrière administrative, en reconnaissance du travail que j’ai effectué au collège Louis-Pasteur et de mes projets pédagogiques. À ma demande, mon affectation provisoire est reconduite au collège de Suippes pour l’année scolaire 2018-2019 (cf. PJ 2).
- Rentrée scolaire 2018-2019 : mise au placard par la cheffe d’établissement
Entre la pré-rentrée du 31 août et le 10 septembre 2018, je constate que la principale Valérie Richard veut m’empêcher de faire des activités avec les classes de 5ème, 4ème et 3ème et que presque tous mes collègues enseignant.es refusent de collaborer avec moi. Le 10 septembre 2018, j’apprends que la principale cherche à intimider la professeure d’Allemand qui avait monté un projet pédagogique avec moi : je subis un choc psychologique, je suis placée en arrêt-maladie et je déclare le 11 septembre 2018 un accident de service dont je rends responsable Valérie Richard.
Celle-ci écrit dans mon dos à la rectrice d’académie le 12 septembre, en m’accusant de la harceler moralement et en demandant la protection fonctionnelle contre mes prétendues attaques. Je la préviens le 27 septembre que je vais exiger une enquête indépendante du Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail sur sa responsabilité dans mon accident de service : elle tombe malade le lendemain... (cf. PJ 3).
Malgré une rencontre avec le DRH du rectorat de Reims le 21 septembre 2018, en présence de mon avocate, mes conditions de travail se dégradent tout au long de l’automne, alors même que j’adresse au rectorat plusieurs courriels d’alerte (cf. PJ 4).

- Début de la cabale diffamatoire le 19 octobre 2018
Dès le 13 octobre 2018, le professeur de Mathématiques Nicolas Rio commence à rédiger dans mon dos, dans le registre dématéralisé Santé et Sécurité au travail (SST), des observations malveillantes et mensongères contre moi : il m’accuse d’être agressive envers mes collègues et de générer une ambiance stressante dans l’établissement. Je découvrirai ses observations le 16 mai 2019.
Il revient de façon vague sur la discussion du 1er février 2018 en se présentant comme victime de violence de ma part : « cela a commencé avec un heurt violent avec [Mme Chassard] l’année scolaire précédente lors duquel j’ai été effrayé par l’agressivité dont elle a fait preuve. À la suite de ce fait inquiétant, la fin d’année fut tendue mais sans nouveau fait. » Il prétend que, « vu la violence dont [il a] été victime l’an dernier, [il] redoute de déployer et de lancer des projets qui [lui] tiennent à cœur. »
Évidemment, il omet de mentionner que jamais la cheffe d’établissement ne m’a adressé le moindre reproche sur ma prétendue agressivité et sur le fait que j’empêcherais Nicolas Rio de monter des projets dans l’établissement…
Le 19 octobre 2018, N. Rio affirme à Christian Didier (un principal qui a remplacé Valérie Richard pendant deux semaines) que sa collègue Delphine Ricard a été traumatisée par un courriel professionnel que je lui ai adressé la veille et qu’à causede ce stress elle est incapable de venir travailler . il obtient du principal remplaçant de supprimer la dernière heure de cours de la matinée pour tous les élèves, afin de faire une réunion extraordinaire et urgente des professeur.es pour évoquer mon »cas » dans mon dos. Je ne suis pas informée de cette réunion, c’est le principal remplaçant qui me l’apprend quand je lui demande pourquoi mes élèves de 6èmene sont pas venu.es au CDI ; je ne suis bien sûr pas officiellement conviée à cette réunion et je n’en connais pas l’objet. Cette réunion se termine se termine par une pétition accusatoire signée de 19 personnels : je découvrirai ce document le 16 mai 2019, parmi les 229 pages du dossier disciplinaire dont le rectorat m’a caché l’existence (cf. PJ 5).
« Compte-tenu de la situation dans l’établissement, il nous a paru indispensable et urgent de nous réunir ce vendredi 19 octobre 2018 de 11h.15 à 12h.10 afin d’évoquer l’ambiance délétère qui règne actuellement.
En effet, nous ressentons un profond malaise dû à la pression exercée par une collègue enseignante à l’égard de Mme Richard, principale, Mme Machet, adjointe-gestionnaire, M. Danguy, CPE, Mme Richard et Mme Feutry professeurs et Mme Salaün et Mme Hubert, agents. Ce malaise entraîne un mal-être collectif qui nuit a bon fonctionnement de l’établissement. »
Évidemment, N. Rio omet d’expliquer pourquoi les 19 profs qui ont signé dans mon dos cette »pétition accusatoire » n’en ont pas directement parlé au chef d’établissement par intérim, Christian Didier : celui-ci aurait pu alors me convoquer pour m’ordonner de cesser les prétendues « pressions » que j’exerçais sur mes collègues, sur des agentes et sur des personnels de direction !
- Accusation calomnieuse de N. Rio sur ma prétendue agressivité le 5 novembre 2018
Au retour des vacances de Toussaint, le lundi 5 novembre 2018, Nicolas Rio cherche à m’attirer en salle des professeur.es pour soi-disant discuter de réclamations que ses élèves de 3ème auraient faites sur le fonctionnement du centre de documentation et d’information (CDI). Sachant que cela pourrait être un traquenard, je refuse et lui demande de mettre par écrit ces réclamations ainsi que les noms des élèves ; il refuse et décide de transmettre à la cheffe d’établissement, et à moi-même, le compte-rendu qu’il a rédigé d’une heure de Vie de classe avec ses élèves de 3ème.
Le 8 novembre 2018, pendant que je suis en salle des professeur.es pour regarder le contenu de mon casier, N. Rio me prend à partie devant ses collègues en s’étonnant que je ne veuille pas discuter des réclamations de ses élèves ; je lui réponds que je lui ferai ma réponse par courriel avec la principale en copie ; il insiste et, lorsque je lui demande ironiquement s’il n’est pas sourd, il m’accuse d’être »agressive ». Il envoie ensuite à la principale un rapport d’incident sur cet échange.
Le 12 novembre 2018, j’adresse à la principale Valérie Richard et à N. Rio une réponse précise à tous les prétendus dysfonctionnements du CDI. La principale refuse d’exiger de N. Rio la preuve des prétendues réclamations d’élèves, elle accepte l’anonymat et l’imprécision des prétendus « éléments collectés », elle refuse de me montrer ces « éléments collectés » par elle, elle valide le soupçon infamant de prétendues « représailles » que je pourrais exercer contre des élèves qui se manifesteraient à visage découvert. La principale Valérie Richard accepte ainsi que le professeur Nicolas Rio encourage des élèves de 3ème à la délation.
Le 14 novembre 2018, à la gendarmerie de Suippes, je dépose alors plainte contre Nicolas Rio pour diffamation non publique, comme j’en avais prévenu la cheffe d’établissement. J’en informe aussitôt Valérie Richard ainsi que le DRH du rectorat de Reims Cyrille Bourgery. Celui-ci me répond le 15 novembre 2018 par cette seule phrase qui ne l’engage à rien : « J’accuse réception de votre courriel et vous assure que je veille à ce que chacun respecte les obligations qui sont les siennes. »
Par la suite, N. Rio n’apportera jamais de preuve que plusieurs élèves ont effectivement critiqué ma gestion du CDI et mon attitude vis-à-vis d’elles et eux.
Le 6 novembre 2018, N. Rio écrit dans mon dos au rectorat de l’académie de Reims pour m’accuser de harcèlement moral professionnel, sans donner aucune preuve, et pour demander la protection de la rectrice : celle-ci lui accorde sa protection le 13 novembre 2018, sans m’avoir entendue et en soulignant que « les attaques de Mme Chassard sont inadmissibles ».
Sachant qu’il est soutenu par la cheffe d’établissement et la rectrice d’académie, N. Rio portera plainte contre moi pour Harcèlement moral le 17 décembre 2018, sans m’en avertir.
Je dépose en décembre 2018 trois autres plaintes pénales contre la principale Valérie Richard, le conseiller principal d’éducation Florian Danguy et la professeure de Lettres Angélique Thiriet pour complicité de diffamation et harcèlement moral professionnel : ces individu.es ne seront jamais convoqué.es.
- Le rectorat me cache pendant 4 mois les calomnies du dossier disciplinaire
En janvier 2018, la rectrice décide d’abord de me suspendre de mes fonctions pendant 4 mois puis de m’expulser du collège sous la contrainte. Elle refuse ensuite pendant un mois de me laisser consulter en urgence mon dossier administratif, afin que je vérifie quels documents à charge y ont été versés.
Lorsque je consulte mon dossier au rectorat de Reims, avec une témoin, le 13 février 2018, je constate qu’il ne contient AUCUN document remettant en cause ma manière de servir depuis mon arrivée au collège de Suippes en septembre 2017 : le rectorat me cache encore l’existence du dossier disciplinaire secret.
Le 12 avril 2019, la rectrice d’académie ouvre contre moi une procédure disciplinaire et fixe le conseil de discipline à la date du 21 mai 2019.
La rectrice est alors obligée de transmettre à mon avocate le dossier disciplinaire mais elle le fait avec retard et ce n’est que le 16 mai 2019 que je découvre celui-ci, soit 5 jours avant le conseil de discipline.
Ce dossier est composé de 229 pages dont 70% me sont inconnues : je découvre environ 60 textes mensongers écrits par une vingtaine de personnels du collège à l’automne 2018 ; parmi eux, N. Rio en a rédigé six.

- Sept mensonges énormes de N. Rio le 21 mai 2019.
Mon avocate Me Lerat reçoit du rectorat de reims, le 14 mai 2019, deux enveloppes contenant les 229 pages du dossier disciplinaire qui m’a été illégalement caché pendant les quatre mois de janvier à mai 2019. Elle doit numériser ces 229 pages pour me les transmettre pa courriel le 16 mai 2019. Nous en discutons, je lui apprends que 70% de ces pages me sont totalement inconnues, elle décide de demander à la rectrice d’académie le report et la délocalisation du conseil de discipline pour violation du droit d’accès aux documents administratifs, non-respect du principe du contradictoire et des droits de la défense, extrême brièveté du délai pour examiner les 229 pages du dossier disciplinaire et suspicion de partialité de plusieurs membres du conseil. De plus, elle ne pouvait être présente ce jour-là et j’étais moi-même dans un état psychologique altéré.
Au tout début du conseil de discipline le matin du mardi 21 mai 2019, le DRH Bourgery profère trois mensonges afin d’inciter les membres du conseil à ne pas voter le report de la séance : il réussit et les 38 membres décident de me »juger » en mon absence et en l’absence de mon avocate.
Le rectorat avait décidé, sans nous en informer mon avocate et moi, de faire »témoigner » contre moi trois personnels du collège de Suippes : la gestionnaire Séverine Machet, le CPE Florian Danguy et le professeur de Mathématiques Nicolas Rio : c’était irrégulier puisque j’avais porté plainte contre F. Danguy et N. Rio auparavant. N. Rio a commencé son témoignage à 14h.30 : puisque je n’étais pas là pour le contredire, il s’en est donné à cœur joie pour accumuler les mensonges les plus énormes et invraisemblables : voir en annexe la pièce n°9, les pages 14 à 20 du procès-verbal du conseil de discipline. Il est à noter que je n’ai obtenu ce document du rectorat que 13 semaines après la séance du conseil de discipline, le 2 septembre 2019…

- Le projet de 2017 sur les Dangers de la pornographie industrielle
Nicolas Rio prétend que ses relations conflictuelles avec moi ont commencé fin 2017 lorsque j’avais présenté à la direction, à l’équipe éducative et aux parents d’élèves mon projet de débat informatif sur les dangers de la pornographie industrielle : « l’équipe pédagogique a formulé des suggestions auprès de Mme Chassard afin de la faire évoluer, dont elle n’a pas tenu compte. »
Il présente la discussion du 1er février 2018 en salle des professeur.es avec les professeures Corinne Labbé et Delphine Ricard et lui-même comme un incident inquiétant révélant mon agressivité et mon incapacité à communiquer avec autrui : il aurait « invité Mme Chassard à venir discuter de la mise en œuvre de son projet sur les dangers de la pornographie industrielle en salle des professeurs » ; mais il y a eu « une discussion houleuse » car « Mme Chassard refusait de regarder son interlocuteur quand il n’allait pas dans son sens, [elle] s’est énervée des suggestions qui lui étaient faites et a claqué la porte. » (page 15 du procès-verbal du 27 mai 2019).
Tout ce qui est écrit dans ces 5 lignes est mensonger :
- c’est moi qui avais invité la professeure d’Anglais Corinne Labbé à discuter et c’est elle qui avait choisi la salle des profs, elle savait qu’il y aurait ses collègues Delphine Ricard et Nicolas Rio et elle est sortie de la salle au bout de 10mn ;
- je regarde toujours mes interlocuteurs dans les yeux, des dizaines d’adultes et d’élèves peuvent en témoigner ;
- la discussion a été vive puisque je devais répondre avec des arguments et des faits aux critiques de D. Ricard, N. Rio puis l’infirmier Anthony Prieux, mais absolument pas houleuse ; d’autres adultes étaient dans la salle des professeur.es ;
- je suis restée 45mn à discuter puis, lorsque j’ai entendu que « le large consensus contre ce projet » venait peut-être de ma « personnalité », je me suis levée et suis sortie avec le sourire ;
- lorsque la principale m’a convoquée dans son bureau une semaine plus tard, le 8 février 2018, avec le professeur Jean-Baptiste Spilmann comme mon témoin, elle ne m’a montré aucun des »rapports » qu’elle prétendait avoir reçus et elle ne m’a fait ensuite aucune observation officielle ;
- le lundi 29 janvier 2018, je m’étais entretenue pendant 2 heures à propos de ce projet avec la cheffe d’établissement et mon inspecteur pédagogique Thierry Dupont : celui-ci n’avait pas émis de critique mais donné des conseils ((cf. PJ 1).
Lorsque N. Rio évoque une référence que je voulais faire à Ted Bundy, criminel tueur en série aux États-Unis, qui avait donné un entretien en prison avec un journaliste et avait reconnu l’influence nocive de la pornographie sur son psychisme, cet individu prétend que je faisais « référence à un sérial killer américain connu pour dévorer ses victimes et qui indiquait qu’il s’adonnait à ces pratiques depuis qu’il avait visionné un film pornographique. » Il ajoute que « Mme Chassard avait l’intention d’évoquer cette référence auprès d’élèves de 5ème. » (page 19 du procès-verbal du 27 mai 2019).
Là encore c’est un mensonge : d’une part Ted Bundy était un criminel sexuel et ne dévorait ses victimes (je l’avais expliqué dans mes documents préparatoires) et d’autre part je n’avais aucun désir d’en parler à des élèves de 5ème puisque le projet de débat était avec les classes de 4ème et de 3ème. Je rappelle que mon projet a été présenté à deux conseils pédagogiques (11 janvier et 6 février 2018), au comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (16 janvier 2018) et au conseil d’administration du 12 février 2018.
- L’enseignement du latin par J. Chassard en 2018
Nicolas Rio affirme que aux 38 membres du conseil de discipline que, « au cours de l’année scolaire précédente [2017-2018], Mme Chassard assurait quelques heures d’enseignement du latin pour pallier l’absence de la professeure titulaire. Il ajoute que les élèves qui suivaient ces enseignements ont émis le souhait d’arrêter le latin par crainte de Mme Chassard. » (page 19 du procès-verbal du conseil de discipline).
Cette affirmation est totalement mensongère :
- je n’ai jamais enseigné le latin à des élèves ;
- j’ai remplacé 22 heures de cours pour la classe de 4ème dont la professeure Langues et Cultures de l’Antiquité (LCA) était absente et non remplacée entre le 30 novembre 2017 et le 17 mai 2018, avec l’accord de la principale V. Richard ;
- j’ai fait faire aux élèves des recherches documentaires sur le thème de l’Antiquité latine ;
- je leur ai fait rédiger un texte informatif avec traitement de texte ;
- j’ai exposé les travaux des élèves lors de la journée Portes ouvertes du collège en mai 2018 ;
- cette activité pédagogique est expliquée dans le bilan d’activité de 31 pages que j’ai remis à la cheffe d’établissement le 5 juillet 2018 ;
- une remplaçante LCA est arrivée en mai 2018 ;
- la majorité des élèves a continué l’option LCA en 3ème.
- Mensonge sur mon courriel « effroyable » à Delphine Ricard
En octobre 2018, je propose à la professeure de Lettres Delphine Ricard une collaboration sur le thème littéraire des vampires, puisqu’elle étudiait un livre sur ce thème avec une classe de 4ème : il s’agissait d’une part de présenter à la classe un panel de livres sur ce thème afin que chaque élève en emprunte un et le lise, et d’autre part d’organiser des exposés oraux où chaque élève donnerait ses impressions de lecture. La présentation des livres à la classe entière était prévue au CDI le vendredi 19 octobre 2018. D. Ricard a refusé que je partage l’évaluation chiffrée des exposés oraux, alors que j’avais fait cela avec plusieurs collègues de Lettres dans mes établissements précédents. C’est pourquoi, le 18 octobre 2018, j’ai adressé à D. Ricard un courriel ironique en remarquant que cette enseignante préférait un travail exclusif plutôt qu’un travail collaboratif (cf. PJ 5).
Le lendemain, Nicolas Rio avait rédigé une observation dans le registre Santé et Sécurité au travail en prétendant que sa collègue D. Ricard lui avait téléphoné la veille à 22h.30 : elle était « très inquiète » car elle avait « reçu encore un mail de la collègue avec laquelle il y avait eu plusieurs faits préjudiciables » ; elle avait demandé à N. Rio de le lire à sa place au cas où ce mél fût « une nouvelle attaque » ; N. Rio affirmait avoir « reçu un choc » en lisant mon courriel et avoir « peu ou pas dormi » : « Cette lecture m’a rempli d’effroi, me rappelant l’agressivité et le dénigrement dont j’ai été victime avec Mme Ricard l’an dernier [en 2017-2018]. » Il indiquait être « venu à l’établissement pour expliquer la situation à M. Didier, chef d’établissement par intérim » et que celui-ci avait « fait les choix qui lui semblaient appropriés. » (cf. PJ 5).
Il est à noter que ce courriel NE FAIT PAS PARTIE des 229 pages du dossier disciplinaire que le rectorat de Reims a concocté dans mon dos et m’a caché pendant huit mois…
Sept mois plus tard, lors du conseil de discipline du 21 mai 2019, Nicolas Rio raconte de nouveau l’effroi que mon courriel traitant des vampires lui a causé : il affirme « avoir été choqué des termes du message qui contenait notamment des reproches formulés à l’endroit de Mme Ricard, accusée d’être une manipulatrice » ; il indique avoir « porté le courrier électronique à la connaissance du chef d’établissement par intérim qui a pris la décision d’annuler la séance prévue en co-animation. » (p.16 du procès-verbal daté du 27 mai 2019).
La comparaison des deux versions de N. Rio permet de constater que :
D’abord, cette annulation ne figure pas dans l’observation SST que N. Rio a rédigé le 19 octobre 2018 : il a donc décidé, sept mois plus tard, d’inventer cette annulation de la séance au CDI pour faire croire aux membres du conseil de discipline que le principal m’avait donné tort.
Ensuite, au début de la séance de présentation des livres le 19 octobre 2018 avec la classe de 4ème B, le principal remplaçant est effectivement entré au CDI pour m’annoncer que la professeure D. Ricard était absente, sans préciser le motif ; le principal ne m’a ensuite jamais accusé d’avoir causé cette absence.
Enfin, lorsque j’ai dit au principal que la séance se déroulerait quand même, il a acquiescé et est reparti. La séance de présentation a donc bien eu lieu en l’absence de D. Ricard et les élèves de la 4ème B ont chacun.e emprunté un livre sur les vampires en sachant qu’ils et elles devraient faire ensuite un exposé oral.
- Mensonge sur mon invitation à la réunion des profs du 19 octobre 2018
Lorsque N. Rio mentionne la réunion des personnels qui s’est tenue en salle des professeur.es le vendredi 19 octobre 2018 de 11h.20 à 12h.10, après que la dernière heure de cours de la matinée avait été supprimée avec l’accord du principal remplaçant, il affirme que j’avais reçu une invitation à cette réunion : « Plusieurs enseignants ont décidé d’échanger sur la situation [relative au CDI et] Mme Chassard a été invitée à cette discussion mais n’a pas souhaité y participer. »
N. Rio affirme aussi au conseil de discipline qu’il existait un « sentiment d’impuissance du corps enseignant à mettre un terme aux difficultés rencontrées avec Mme Chassard ». C’est encore un mensonge puisque, si j’avais réellement causé » des « difficultés » à mes collègues, la cheffe d’établissement ait officiellement le pouvoir de me convoquer pour m’exposer les erreurs ou faux que j’aurais commises et pour me mettre en demeure de cesser mon comportement. Or, Valérie Richard N’A JAMAIS utilisé ce pouvoir entre le 1er septembre 2018 et le 14 janvier 2019. Donc, toutes les prétendues manifestations de mon agressivité envers mes collègues sont un pur mensonge.
- Mensonge sur les dysfonctionnements du CDI
Lorsqu’il mentionne les prétendus dysfonctionnements du CDI que les élèves de la classe de 3ème A (dont il était le professeur principal) lui auraient exposés pendant une heure de Vie de classe le vendredi 19 octobre 2018, N. Rio affirme que « étaient en cause une fermeture du CDI avec des élèves à l’intérieur qui ne pouvaient sortir » : c’est un mensonge invraisemblable car d’une part je n’ai jamais enfermé les élèves à clef dans le CDI, cela est strictement interdit, et d’autre part, si je l’avais fait, comme c’est une faute professionnelle grave, il est évident que la cheffe d’établissement aurait saisi cette occasion pour me sanctionner !
Par ailleurs, N. Rio affirme que « les élèves ne souhaitaient plus se rendre au CDI » : c’est un mensonge puisque je notais chaque jour sur un carnet les élèves présents dans chaque créneau horaire et que la présence des élèves de 3ème A peut être vérifiée du 1er septembre 2018 au 14 janvier 2019.

- Mensonge sur la qualification de N. Rio comme « pervers »
Le 3 décembre 2018, j’adresse à tous les parents d’élèves de la classe de 3ème dont N. Rio était le professeur principal (et je garde en copie ouverte les élèves) un courriel intitulé : « Comportement délictueux à mon encontre de N. Rio, professeur principal de la 3ème A ». J’explique aux parents et aux élèves les accusations calomnieuses de N. Rio depuis le 5 novembre 2018, le soutien que lui a apporté la cheffe d’établissement et pourquoi j’ai dû porter plainte contre lui pour diffamation non publique (cf. PJ 10).
Lors du conseil de discipline, N. Rio affirme que « il a vécu comme un coup de massue » l’envoi de ce courriel, qu’il a dû « intervenir auprès de la classe avec le soutien de la cheffe d’établissement afin de rassurer ses élèves qui éprouvaient un sentiment de culpabilité »(p. 17 du procès-verbal) : si cela est vrai, cela confirme que la principale Valérie Richard a délibérément refusé de me convoquer afin de m’expliquer sur ce courriel, puisque ni elle ni aucun responsable du rectorat ne me l’a reproché !
N. Rio ajoute un mensonge éhonté : mon courriel « le qualifiait notamment de pervers, ce qui a effrayé plusieurs élèves de 5ème. Il a été nécessaire de conduire un important travail de reprise de cette phrase, en expliquant qu’il ne s’agissait pas de perversion sexuelle mais d’esprit et que cela était faux. »
À aucun moment le mot « pervers » n’apparaît dans mon courriel du 3 décembre 2018 ! N. Rio peut mentir avec d’autant plus d’assurance que ce courriel NE FIGURE PAS dans les 229 pages du dossier disciplinaire concocté dans mon dos par le rectorat de Reims : personne dans le conseil de discipline ne pouvait donc vérifier le mensonge de N. Rio !
Ensuite, N. Rio ment en prétendant que ce terme aurait effrayé plusieurs élèves de 5ème : mon courriel était adressé aux élèves et aux parents d’élèves de la classe de 32ème A dont il était professeur principal : il n’y avait donc aucune raison que des élèves de 5ème en aient eu connaissance.
Enfin, N. Rio ment en affirmant que « il a reçu un parent d’élève qui s’exprimait au nom de plusieurs d’entre eux afin de le rassurer pendant des soirées entières » !! Peut-on sérieusement imaginer que les parents d’élèves de la classe de 3ème A se soient adressés à N. Rio seul et non à la cheffe d’établissement à propos de mon courriel ? Et peut-on imaginer que, si des parents d’élèves étaient venus se plaindre auprès de N. Rio ou de la principale Valérie Richard, celle-ci n’ait pas immédiatement décidé de me convoquer dans son bureau pour me sermonner ??? Le seul but de ce mensonge était de faire croire aux membres du conseil de discipline que les parents d’élèves étaient inquiets et impuissants et que N. Rio a joué le bon pasteur pour les rassurer.

- La « vague de suicides » au collège Louis-Pasteur de Suippes
Le mensonge le plus énorme et invraisemblable de Nicolas Rio concerne la principale Valérie Richard : pour la présenter comme une victime pitoyable de Jocelyne Chassard, N. Rio affirme : « la principale a toujours soutenu ses équipes lorsqu’une vague de suicides a touché l’établissement pendant deux années » (p. 15 du procès-verbal).
« Une vague de suicides » implique une dizaines de suicides pendant deux années scolaires, soit 18 mois de travail : quelle personne saine d’esprit ne se dirait pas, en apprenant cela, que la gestion des personnels dans un tel établissement dysfonctionne ??? Et pourtant, les 18 profs qui composent pour moitié le cnseil de discipline, gobent tout cru ce mensonge invraisemblable de N. Rio et ne remettent pas en question son allégation !!!
Le seul suicide dont j’ai eu connaissance est celui de Émilie Herbet, conseillère principale d’éducation, le 24 octobre 2014 : ce sont les pompiers de Suippes qui me l’ont appris, lorsqu’ils m’ont emmenée à l’hôpital de Châlons-en-Champagne le 14 janvier 2019, après que j’avais été expulsée du collège sous la contrainte.
Au sujet de ce suicide, voici ce que j’ai écrit dans mon courriel du 20 décembre 2018 adressé aux membres du conseil d’administration du collège Louis-Pasteur : « J’ai été récemment informée de la mort dramatique, il y a quelques années, de l’ancienne C.P.E. du collège. Je vais chercher à savoir si elle n’aurait pas un lien avec le même genre d’hostilité sournoise contre laquelle je lutte depuis plus de trois mois. »

- Nicolas Rio est protégé par la procureure du tribunal de Châlons-en-Champagne
En janvier 2020, j’ai réussi à déchiffrer et à analyser les textes mensongers de la cabale de 20 personnels du collège Louis-Pasteur de Suippes et je décide de porter plainte contre elles et eux pour dénonciation calomnieuse : en effet, ces individu.es m’ont accusée dans mon dos auprès de mon employeur, le rectorat de Reims, de sorte que celui-ci a pu prendrre une sanction injustifiée contre moi sur la base de ces accusations mensongères.
Je dépose plainte contre 21 personnels le 22 janvier 2020 par un courrier recommandé à la procureure de la République près le tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne (préfecture de la Marne), Ombelline Mahuzier. J’informe le rectorat et la bande des calomniateurs par un courriel du 31 janvier 2020 (cf. PJ 11).
Dans les semaines suivantes, j’envoie par courriel à la procureure les documents prouvant les mensonges des personnes que j’accuse ; concernant N. Rio, je lui envoie un courriel le 2 mars 2020. Mais la procureure refuse de prendre en compte ces documents, elle me l’écrit noir sur blanc dans un courriel du 24 mars 2020. Et le 25 avril 2020, elle classe sans suite ma plainte pour Dénonciation calomnieuse, sans avoir examiné aucun des documents que je lui ai envoyés et sans avoir convoqué aucune des personnes que j’accusais.
En agissant ainsi, la procureure Ombelline Mahuzier (qu’on appelle aussi le Ministère public) a violé le principe d’impartialité auquel elle est tenue, de par l’article 31 du code de procédure pénale : « Le ministère public exerce l’action publique et requiert l’application de la loi, dans le respect du principe d’impartialité auquel il est tenu. »
Auteure : Jocelyne Chassard
PJ 1 = mél à IPR le 2 février + mél de VR le 07/02 + mél de JAC le 08/02
PJ 2 = 1ère page du bilan + propositions pour 2018-2019 + affectation + avis satisfaisant pour Hors-classe
PJ 3 = mél de JAC le 11/09/18 + courriel de VR du 13/09 et mél de JAC à VR le 27/09).
PJ 4 = tableau de tous les courriels de JAC à Bourgery
PJ 5 = notes SST de Rio les 13 et 19 octobre + mél Vampires de JAC du 18 octobre + pétition du 19 octobre 2018
PJ 7 = courriers de et à Rio des 06/11, 13/11 et 17/12/18 + Courrier de rectrice à procureur 21/12/18
PJ 8 = suspension + expulsion + attestation de consultation + convocation du 12 avril 2019
PJ 9 = extrait RIO du procès-verbal du conseil de discipline du 21 mai 2019, daté du 27 mai 2019
PJ 10 = Courriel de JAC du 3 décembre 2018 aux parents d’élèves de la 3ème A
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