Il prescrivait ivermectine, azithromycine, zinc et vitamine D : Philippe Moisescot suspendu six mois
Le Dr Philippe Moisescot, ophtalmologiste à Levallois-Perret et médecin engagé auprès de l’association Victimes Covid France, a annoncé dimanche 14 septembre 2026 avoir été condamné à six mois de suspension d’exercice par la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins d’Île-de-France.

Après le Covid, voici le traitement tardif réservé aux médecins récalcitrants : une ordonnance disciplinaire de six mois.
Le Dr Philippe Moisescot a comparu à la fin du mois de juin. Le grief retenu concerne ses prescriptions pendant l’épidémie de Covid-19. Il lui est reproché, explique-t-il, de n’avoir « pas respecté les données de la science ». Le détenteur de la science était à l’époque le Dr Fauci, dont le plus proche conseiller plaide actuellement coupable devant le Congrès américain. La « science » était alors celle des laboratoires cotés en Bourse. Depuis les débats scientifiques ont repris, mais l’Ordre des médecins n’en tient pourtant pas compte.
Le médecin indique avoir prescrit de l’ivermectine, de l’azithromycine, du zinc et de la vitamine D à des malades pris en charge à un stade précoce de l’infection. Des prescriptions qu’il affirme avoir réalisées gratuitement dans le cadre de l’association Victimes Covid France.
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Une vieille bataille de la crise sanitaire revient devant l’Ordre
L’affaire ramène directement aux affrontements médicaux des années Covid. D’un côté, des médecins revendiquaient leur liberté de prescription et l’utilisation précoce de molécules déjà connues. De l’autre, les autorités sanitaires demandaient de s’en tenir aux traitements bénéficiant d’un niveau de preuve jugé suffisant.
Sur l’ivermectine, la position institutionnelle reste claire. l’Agence européenne des médicaments considère toujours que les données disponibles ne justifient pas son utilisation contre le Covid hors essais cliniques. Quant aux antibiotiques comme l’azithromycine, l’OMS recommande de ne pas les prescrire systématiquement dans les formes non sévères lorsqu’une infection bactérienne associée n’est pas suspectée.
Cela ne règle toutefois pas une autre question : jusqu’où peut aller la liberté thérapeutique d’un médecin lorsqu’il estime agir dans l’intérêt de ses patients ?
Six mois pour être sorti du protocole
Le cas Moisescot dépasse ainsi le seul débat sur l’ivermectine. Il concerne aussi la place laissée au jugement clinique face aux recommandations des agences, aux protocoles et à une médecine de plus en plus encadrée.
La juridiction ordinale peut prononcer un avertissement, un blâme ou une interdiction temporaire d’exercer pouvant aller jusqu’à trois ans. Une décision de première instance peut également faire l’objet d’un appel.
Dans le cas de Philippe Moisescot, l’ironie est difficile à manquer : pendant la crise sanitaire, les pouvoirs publics répétaient qu’il fallait « faire confiance à la science ». Quelques années plus tard, c’est désormais devant une juridiction disciplinaire que se décide où commence et où s’arrête cette fameuse science.
Laisser l’infection s’installer, quitte à terminer les « soins » par du Rivotril, était la procédure recommandée par le ministère de la Santé. Le Dr Philippe Moisescot a préféré soigner avec des médicaments éprouvés, mais qui avaient le défaut, outre leurs coûts peu élevés, de rendre impossible la vente des pseudo-vaccins covid-19.
Le médecin bénéficie déjà de soutiens publics. Philippe Murer a notamment dénoncé une sanction contre un praticien qui, selon lui, cherchait simplement à soigner.
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Reste désormais à connaître les suites données par Philippe Moisescot à cette décision et notamment un éventuel appel. Une chose est certaine : six ans après le début du Covid, la bataille autour des traitements, de la liberté de prescrire et du pouvoir des institutions médicales est loin d’être enterrée.
par Yoann
Source : Le média en 4-4-2
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