Le préfet de police veut « une présence permanente et massive » de policiers à Paris

Auteur(s) France-Soir avec AFP. Publié le 05 novembre 2025 –

Sebadelha AFP

Le préfet de police de Paris (PP) Patrice Faure veut « multiplier la présence » de policiers dans les rues de la capitale, a-t-il assuré mardi lors de son premier déplacement public.

« On peut multiplier les plans, on peut multiplier les opérations… mais, en fait, ce que je veux multiplier, c’est la présence sur le terrain, sur la voie publique », a lancé Patrice Faure depuis le commissariat de police de Paris Centre, réclamant « une présence massive des forces de l’ordre, de nos policiers, en tenue ou en civil, de façon à ce que nous soyons en capacité de détecter sur l’instant les incivilités, les cambriolages éventuellement… »

« L’idée, c’est bien d’assurer une présence permanente et massive de façon à ce que nous puissions chasser celles et ceux qui viennent l’occuper de façon illicite et qui causent évidemment des troubles à l’ordre public et qui perturbent le quotidien de nos concitoyens », a-t-il poursuivi.

L’ancien directeur de cabinet d’Emmanuel Macron a été nommé fin octobre à la tête de la PP et ses 43 000 agents, en remplacement de Laurent Nuñez, parti place Beauvau.

Parmi les priorités fixées à son successeur, Laurent Nuñez avait cité la lutte contre la délinquance, celle contre l’insécurité, contre « l’hydre islamiste » et « la lutte contre « l’entrisme » érigée au rang de « troisième bataille ».

« Je ne souhaite pas décliner un plan particulier parce que ça pourrait mobiliser une partie des effectifs sur un plan alors même qu’à côté il se passe des faits qu’on peut réprimer. Donc l’idée, c’est d’insister sur une présence de voie publique extrêmement importante et de façon continuelle dans le temps », a encore expliqué Patrice Faure.

« On voit bien que l’action collective est un élément essentiel dans le traitement de la délinquance parce que seul, on va vite mais, à plusieurs, on va plus loin. »

Espérons qu’une fois encore ce ne soit pas prétexte à s’acharner contre le citoyen lambda qui a mordu sur la ligne, plus facile à tancer que celui après qui on doit courir, et qui a commis un vrai délit.

Quant à l’antrisme, parlons en, n’est il pas lui même l’exemple type du sujet de sa troisième bataille ? Serait-ce le culot de ce ceux qui sont arrivés par un chemin et qui souhaitent que les autres ne puissent l’empreinter ?

Source : France soir

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