3150 nouveaux postes en 2016 dans la police et la gendarmerie nationale

Sur les 5000 postes supplémentaires prévus dans la police et la gendarmerie nationale d'ici à 2017, 3150 seront créés l'an prochain.

Sur les 5000 postes supplémentaires prévus dans la police et la gendarmerie nationale d’ici à 2017, 3150 seront créés l’an prochain. Crédits photo : © Christian Hartmann / Reuters/REUTERS

Le gouvernement a détaillé l’affectation des 600 millions d’euros qu’il prévoit de consacrer l’an prochain à la lutte antiterroriste. La police, la gendarmerie, mais aussi la justice enregistreront notamment des hausses d’effectifs.

Le gouvernement a prévenu que les mesures pour renforcer la lutte antiterroriste, après les attentats de Paris, s’élèveraient à environ 600 millions en 2016. Comme prévu, ce montant a été détaillé dans des amendements ajoutés au projet de budget 2016 lors de son examen au Sénat. Sur les 5000 postes supplémentaires prévus dans la police et la gendarmerie nationale d’ici à 2017, 3150 seront créés l’an prochain. Cette augmentation d’effectif s’accompagnera d’un renforcement des moyens d’équipement de 220 millions d’euros. Parmi ces dépenses figurent la formation des personnels et l’accélération du renouvellement du parc automobile (2000 véhicules neufs en plus). Il s’agit aussi de développer la «vidéoprotection», de moderniser les systèmes informatiques (notamment pour perfectionner la veille sur les réseaux sociaux) ou d’accroître les moyens dédiés au déminage.

De son côté, le ministère de la Justice va bénéficier de 2500 créations de postes en plus en deux ans, dont 1302 postes l’an prochain. Sur ce total, 1175 seront attribués aux services judiciaires (dont 607 en 2016), et 1100 à l’administration pénitentiaire (dont 500 en 2016). L’effectif des juridictions antiterroristes va être porté à 80 (+ 16 %). Au total, la justice se verra attribuer 267 millions de crédits supplémentaires.

Alors que François Hollande avait affirmé que le pacte de sécurité «l’emportait» sur le pacte de stabilité, c’est-à-dire sur l’engagement européen de ramener le déficit public sous les 3 % du PIB en 2017, Michel Sapin se veut désormais le garant du «sérieux budgétaire». Le ministre des Finances, qui assumait la semaine dernière «à ce stade» une «dégradation du déficit», explique à présent que les objectifs pour l’an prochain (3,3 % du PIB, après 3,8 % cette année) «restent les mêmes». Il faut dire que 600 millions de dépenses en plus représentent une hausse du déficit de seulement 0,03 %. Le ministre a affirmé qu’il allait faire des «propositions» au Parlement pour que les objectifs soient «respectés» l’an prochain.

Source : Le Figaro

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