Trafic de migrants. Une filière démantelée en Bretagne

Trois personnes d’origine albanaise avaient été découvertes à l’arrière d’un...

  • Trois personnes d’origine albanaise avaient été découvertes à l’arrière d’un fourgon de location le 23 septembre dernier. (Photo d’archives Monique Keromnès)
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    Le procureur de la République de Brest, Eric Mathais, et le colonel Richard...

    Le procureur de la République de Brest, Eric Mathais, et le colonel Richard Pégourié, commandant du groupement de gendarmerie départementale, ont tenu un point presse ce vendredi, concernant cette affaire. (Photo Sarah Morio)
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    Trois personnes d’origine albanaise avaient été découvertes à l’arrière d’un...

    Trois personnes d’origine albanaise avaient été découvertes à l’arrière d’un fourgon de location le 23 septembre dernier. (Photo d’archives Monique Keromnès)

Trois Albanais ont été mis en examen, ce vendredi, dans le cadre d’une affaire de trafic de migrants du Finistère vers l’Angleterre. Deux Finistériens sont également soupçonnés d’y avoir participé.

Le 23 septembre dernier, lors d’un contrôle douanier effectué sur le port de Roscoff (29), trois personnes d’origine albanaise sont découvertes à l’arrière d’un fourgon de location, derrière des meubles bon marché. À l’évidence, la cache a été aménagée et ils ne se sont pas faufilés là par hasard.

Le chauffeur, un Finistérien âgé de 39 ans est alors interpellé et conduit à la communauté de brigades de Saint-Pol-de-Léon. Placé en garde à vue, l’homme dit qu’il n’était pas au courant de la présence de ces migrants dans le véhicule. Il reconnaît en revanche avoir accepté de faire la traversée vers l’Angleterre pour le compte d’une connaissance, un autre Finistérien de 43 ans. Et ce, moyennant une somme de 2.000 euros, dont 1.000 euros en remboursement d’une dette. Mais il affirme qu’il pensait effectuer un déménagement…

Quatre détentions provisoires 

Identifié, le commanditaire est interpellé le jour même, alors que lui rentrait d’Angleterre. Connu de la justice, il a déjà été condamné à trois reprises, dont une pour trafic de stupéfiants.

Le 25 septembre, une information judiciaire est ouverte. Le premier est placé sous contrôle judiciaire, le second en détention provisoire. Et sur commission rogatoire, les investigations se poursuivent. Elles ont conduit à l’interpellation, ce mercredi, de trois Albanais âgés de 19, 20 et 25 ans. Tous trois sont connus pour des faits de vols, violences et port d’arme. Deux sont en situation irrégulière (l’un a été expulsé en juillet mais est revenu et l’autre fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français), le troisième a fait une demande de régularisation.

Entendus, ils reconnaissent avoir loué plusieurs fourgons et effectué plusieurs voyages en Angleterre. Mais un seul avoue avoir été rétribué pour ça. Il dit avoir perçu entre 200 et 300 euros par migrant transporté. Lors de son audition, il confie par ailleurs aux gendarmes que, selon lui, les migrants passant par la filière devaient payer 6.000 euros.

Lors des perquisitions effectuées à leurs domiciles, les gendarmes ont mis la main sur 9.000 livres, 2.330 euros, un 357 Magnum avec 18 cartouches, une cagoule et quinze grammes de cocaïne.

76 personnes interceptées 

À l’issue d’une garde à vue de 48 heures, les trois ont été mis en examen et placés en détention provisoire. L’enquête, elle, se poursuit. Elle devra notamment déterminer le nombre exact de voyages et les sommes en jeu. Et vérifier qu’il ne s’agissait pas là que de la partie émergée de l’iceberg…

En attendant, « les contrôles de flux ont été renforcés », souligne le colonel Pegourié. Deux pelotons de gendarmerie mobile, soit 30 militaires, et une dizaine de réservistes sont mobilisés en plus des unités territoriales. Les contrôles sur le port de Roscoff sont aujourd’hui systématiques. Depuis le mois de janvier, 76 personnes ont ainsi été interceptées.
Source :  Le Télégramme

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