Quiberon. La rénovation de la gendarmerie contestée par les riverains

ee4d8724a324e22f11ab76a52dcb724c-quiberon-la-renovation-de-la-gendarmerie-contestee-par-les-riverainsLe projet comprend la construction de douze logements, des stationnements et une rénovation du bâtiment existant. | OUEST-FRANCE

Le permis de construire pour la réhabilitation des locaux de la gendarmerie et des logements attenants a été accordé le 22 juillet 2019. Plusieurs riverains s’y opposent.

Dès l’affichage du permis de construire, fin juillet, des riverains de la gendarmerie se sont alliés pour réagir et s’opposer au projet. Trois d’entre eux avaient déjà écrit au maire, Bernard Hilliet, en avril, pour exprimer leur désaccord.

« Nous savions qu’il y avait un projet depuis quelques années. Il est devenu plus concret l’année dernière. Nous sommes aujourd’hui dix-huit riverains à en être déçus , lance Séverine Sellier, une riveraine. Pour nous, ce projet dénature la presqu’île. Le maire nous a parlé du confort des gendarmes, c’est légitime. Mais d’après les plans consultés au cadastre, nous le trouvons affreux et déplorons que ce soient des cages à lapins qui doivent être construites. »

Un futur recours ?

Les riverains reprochent au futur projet la hauteur des bâtiments, possible suite à la modification du Plan local d’urbanisme (Plu), la perte de vue et d’ensoleillement de leurs propriétés, ainsi que la sortie des véhicules rue des Feux-Follets. Ils auraient voulu être consultés. « S’il le faut, nous monterons une association et, avec un avocat, on ira jusqu’au recours », annoncent-ils.

Le projet comprend la construction de douze logements en R + 3, soit trois T3, six T4, et trois T5, avec des garages et des caves au rez-de-chaussée. Il prévoit également la rénovation du bâtiment existant, pour y regrouper les différents services de gendarmerie, et la réhabilitation de sept logements.

« Ce projet a fait l’objet d’échanges avec les responsables de la gendarmerie au niveau départemental, partant du constat que, dans ces bâtiments des années 70, les conditions de travail des gendarmes et d’accueil de leur famille ne sont pas acceptables », répond le maire, évoquant le confort minimum attendu en 2020, l’isolation thermique, mais aussi phonique.

Un projet essentiel

Après avoir cherché, en vain, un terrain à Quiberon puis à Saint-Pierre, la seule solution qui s’est présentée est de réaménager et d’optimiser l’existant. « Il faut une structure et des bâtiments corrects, sinon les gendarmes ne voudront plus être affectés à Quiberon. C’est un projet essentiel, stratégique, conforme au Plu et aux échanges avec l’architecte, pour une intégration dans le quartier, ajoute le maire. Je comprends le voisinage qui préfère une vue sur jardin plutôt que sur immeuble. Mais les choses évoluent, et un élu ne peut geler une parcelle privée. Nous devons appliquer et respecter les règles, et garantir l’intérêt général. »

Source : Ouest-France

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