Plus de 15 % des gendarmes de Haute-Loire sont des volontaires

Plus de 15 % des gendarmes de Haute-Loire sont des volontaires

Avec 7 000 postes à pourvoir en France, le gendarme adjoint volontaire (GAV) a le vent en poupe. Au Puy, le brigadier chef Florian Rollet nous explique ce qui l’a motivé à s’engager.

Devenir gendarme adjoint volontaire (GAV), c’est « vivre une première expérience professionnelle forte et valorisante pour l’avenir, appréciée des employeurs publics et privés« , assure le service communication de la gendarmerie. Il s’agit en effet de relayer une campagne de recrutement nationale de la gendarmerie car l’état d’urgence, qui vient d’être prolongé jusqu’au 26 mai prochain, conduit à un besoin croissant de militaires.
L’occasion donc de découvrir le statut de gendarme adjoint volontaire, un moyen de mettre un premier pied dans l’institution tout en bénéficiant d’un menu salaire et de quelques avantages en nature. Le gendarme adjoint volontaire travaille avec des sous-officiers et les seconder dans leurs missions (prévention de la délinquance, opérations de police judiciaire, interventions sur des accidents, enquêtes judiciaires, assistance et secours….).

Le parcours de ce gendarme volontaire

Originaire de Roanne et âgé de 25 ans, Florian Rollet n’avait rien qui le prédestinait à travailler au sein de la gendarmerie nationale, avec aucun militaire dans sa famille, mais il s’est vite avéré curieux quant aux métiers visant à la sécurité de la population. Dès la fin de son BTS assistant de gestion, en 2013, il passe le concours (depuis 2008, le taux de réussite n’est pas tombé en dessous de un candidat sur trois). Il l’a obtenu et a entrepris sa formation de trois mois à Tulle (Corrèze), avant d’être affecté à la caserne de Fay-sur-Lignon, en Haute-Loire.
Et depuis novembre dernier, il est affecté au PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) du Puy, « afin de me préparer aux tests sportifs de la formation de sous-officier« , un concours qu’il a obtenu fin 2015 et qui va le conduire à six mois de formation au terme desquels il obtiendra le sésame : le statut de gendarme de carrière. « En gros, j’étais en CDD et je vais avoir un CDI« , synthétise-t-il.

 

Le groupement de gendarmerie de Haute-Loire compte 366 militaires, dont environ 58 gendarmes adjoints volontaires (GAV), soit une proportion de 15,84 % des effectifs. Une douzaine de GAV serait nécessaire pour compléter les effectifs départementaux.

Une différence de statut… et de revenus

Le gendarme adjoint volontaire culmine à 930 € net (avec une allocation alimentation de 270 €), une somme qui peut varier en fonction de la situation familiale de chacun (pacsé, marié, célibataire, enfants à charge, etc.). Surtout, le gendarme adjoint volontaire est nourri, logé et blanchi. Un avantage indéniable pour le militaire qui va travailler cinq jours sur sept (les repos ne sont pas forcément les week-end), avec un volume horaire qui sera lié à l’activité opérationnelle. Contrairement aux sapeurs-pompiers volontaires, il n’est pas possible de cumuler ce statut avec une autre activité professionnelle (il s’agirait plutôt de la réserve de gendarmerie).
En devenant gendarme de carrière, le statut change. Déjà, à la fin de la formation s’établit un classement et le premier choisit le poste qui l’intéresse le plus parmi ceux qui sont disponibles, jusqu’au dernier admis qui prend le dernier poste. La rémunération oscille entre 1 400 et 1 600 € net par mois les premières années, « mais on a de nouveaux frais« , sourit le brigadier chef Florian Rollet.

Aucun diplôme n’est exigé pour être GAV, il faut seulement être âgé de 17 à 26 ans. Les infos pratiques pour candidater sont en bas de page.

« La gendarmerie, c’est la ruralité, on est au coeur de la population« 

Le recrutement de gendarme adjoint volontaire est permanent et il y a encore plus de postes à pourvoir depuis que nous sommes en état d’urgence. Pour les seuls gendarmes adjoints volontaires, ce sont 7 000 postes à pourvoir et pour les sous-officiers de gendarmerie, 5 300 postes sont proposés dans l’Hexagone. Il y a deux sessions par an du concours de sous-officier et les gendarmes adjoints volontaires fournissent une grande partie de ces postes car ils ont le bénéfice de passer le concours en interne.
Pour ceux qui ne se plaisent pas dans l’institution de la gendarmerie, il est également possible de se recycler dans le civil, avec un plan de formation et un accompagnement. Ça ne concerne pas Florian Rollet. À terme, l’objectif de ce jeune homme est de travailler dans une brigade départementale : « la gendarmerie, c’est la ruralité, on est au coeur de la population« , conclut-il.

Questions au brigadier chef Florian Rollet

Quelles sont les principales missions du gendarme adjoint volontaire (GAV) ? Quels sont les avantages selon vous ? Quels sont les perspectives ensuite ?

Lire la suite : Zoom d’Ici

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