AH5017 : 21 gendarmes et policiers bientôt sur les lieux du crash

Un véhicule de gendarmerie. - © DR

Vingt-et-un gendarmes et policiers seront sur les lieux du crash de l’avion d’Air Algérie au Mali « dans les prochaines heures », a indiqué ce vendredi la direction de la gendarmerie.

Ils doivent mener l’enquête et identifier les victimes, a précisé la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), celle-ci ayant été saisie par le parquet de Paris « dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte (jeudi) pour homicide involontaire ». Les investigations sur le crash seront menées par la section de recherches (SR) de la GTA dont six enquêteurs ont été détachés et doivent arriver sur place « dans les prochaines heures », selon la DGGN. « Trois gendarmes du détachement prévôtal du Mali sont (déjà) arrivés sur les lieux », afin de « procéder au gel des lieux ainsi qu’aux premières constatations », a-t-elle ajouté.

S’agissant du travail d’identification des victimes du crash, un détachement de 11 gendarmes de l’unité nationale d’identification des victimes de catastrophes (UNIVC) de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) vont se rendre sur place épaulés par quatre policiers issus eux aussi de la police scientifique. Aucune des 118 personnes à bord de l’avion d’Air Algérie qui s’est écrasé jeudi dans le nord du Mali n’a survécu à la catastrophe, mais une boîte noire a été retrouvée vendredi au milieu des débris de l’avion désintégré qui aidera à déterminer les causes de sa chute. Cinquante-et-un Français se trouvaient à bord de l’avion.

Créée en 1953 et placée pour emploi auprès de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), la GTA est présente sur les aéroports de métropole et d’outre-mer. Elle a une SR « compétente notamment pour enquêter sur les accidents aériens dans le domaine de l’aviation civile ». Implantée sur l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, la SR/GTA est saisie par la justice « en cas d’accident aérien majeur (…) pour procéder aux investigations et déterminer les causes d’un accident aérien » en France et à l’étranger.

Elle a notamment été sur le terrain, en juillet 2000, lors du crash du Concorde Air France à Gonesse, lors de la disparition en mer du vol Air France Rio-Paris, ou lors du crash de l’Airbus A310 de la compagnie Yemenia Airlines au large des Comores en juin 2009. Créée en 1992, l’UNIVC est spécialisée dans « l’identification des victimes ». Elle intervient spécifiquement pour relever des corps et des objets ou débris, recueillir des renseignement auprès des familles de victimes, médecins et dentistes (renseignements ante-mortem) et les comparer ensuite avec ceux obtenus dans la phase de relevage des corps et des opérations médico-légales.

Source : LaDépêche.fr

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