Zelensky a annoncé la production de drones français en Ukraine + Le conflit en Ukraine s’étend et devient incontrôlable

21.07.2025
Des drones français seront construits sur le sol ukrainien.
«Des entreprises françaises ont décidé de commencer à fabriquer des drones en Ukraine», vient d’annoncer Volodymyr Zelensky.
«J’ai rencontré le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la France, Jean-Noël Barrot», a-t-il rajouté.
«Nous avons discuté du soutien à la défense, notamment des moyens de défense aérienne, de la formation de nos combattants et des résultats des réunions de Ramstein. Nous sommes prêts à accroître la production conjointe de défense», a-t-il précisé.
«Je remercie la France, le président Macron et M. Barrot personnellement pour le soutien que nous avons ressenti dès les premiers jours de la guerre. Merci pour votre solidarité avec notre peuple!», a conclu Volodymyr Zelensky.
De son côté Jean-Noël Barrot a fait savoir: «Merci, Monsieur le Président Zelensky, pour votre confiance et pour l’échange constructif d’aujourd’hui à Kiev. Défense aérienne, formation des troupes, production de drones, sanctions: la France tient ses promesses et continuera de tenir ses promesses. Des drones français seront construits sur le sol ukrainien: voilà à quoi ressemblent la souveraineté et la confiance stratégique. À Kiev, j’ai réaffirmé la position claire de la France: l’Ukraine se bat pour sa liberté – et pour celle de l’Europe. Nous sommes à vos côtés, pleinement et sans faille. Votre leadership montre la voie».
Auparavant le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la France annonçait son déplacement à Kiev du train: «Je me rends à Kyiv. Je participerai à la conférence des ambassadeurs et réaffirmerai, au nom de la France, notre soutien indéfectible à la souveraineté, l’intégrité territoriale et la liberté du peuple Ukrainien».
Observateur Continental avait rapporté que le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, avait précédemment indiqué qu’un grand constructeur automobile français envisageait de participer à la fabrication de drones en Ukraine, sans toutefois en préciser le nom. Par la suite, France Info a mentionné le groupe Renault, mais le porte-parole de l’entreprise avait alors déclaré qu’aucune décision n’avait encore été prise.
Le 18 juillet, Zelensky a annoncé l’aide renforcée de la France et de l’UE à l’Ukraine avec «une formation de pilotes, une défense antiaérienne, des drones, et des enveloppes militaires et économiques en forte hausse»: «Le président ukrainien s’est félicité de sa conversation avec son homologue français Emmanuel Macron, expliquant avoir obtenu « le renforcement de la défense antiaérienne ukrainienne et le financement des drones intercepteurs».
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Source : Observateur Continental
Le conflit en Ukraine s’étend et devient incontrôlable

21.07.2025
Depuis début 2022, il y a plus de trois ans, je répète que la réticence ou l’incapacité du président russe Poutine à mettre rapidement fin au conflit avec l’Ukraine entraînera une guerre de plus en plus étendue qui culminera dans un conflit majeur bien au-delà du Donbass et de l’Ukraine. Il était évident pour moi, mais pas pour Poutine et mes détracteurs, qu’en refusant d’utiliser la force nécessaire pour mettre fin au conflit, Poutine garantissait une participation accrue de Washington et de l’OTAN dans le conflit. Au fil des années, j’ai fourni de nombreuses mises à jour sur «La guerre qui s’étend».
La guerre s’est étendue à une attaque contre les forces stratégiques russes et à des discussions récentes sur la fourniture à l’Ukraine de missiles pour attaquer Moscou. Selon les informations, l’Europe se prépare à la guerre avec la Russie. Le conflit a déjà dépassé de loin le Donbass. Le point de départ d’une conflagration majeure ne semble pas loin. Un commentateur russe déclare que «la Troisième Guerre mondiale a déjà commencé».
Poutine, et pour autant que je sache, peu de Russes comprennent la doctrine sioniste néoconservatrice de l’hégémonie américaine. Il semble que Poutine n’ait jamais entendu parler de la doctrine Wolfowitz, vieille de trois décennies. Poutine lui-même admet qu’il vient seulement de comprendre la situation à laquelle la Russie est confrontée. Comme le rapporte John Helmer:
«Je pensais que les contradictions avec l’Occident étaient avant tout idéologiques», a-t-il déclaré. «Cela semblait logique à l’époque: l’inertie de la Guerre froide, des visions du monde et des valeurs différentes, l’organisation de la société. Mais même lorsque l’idéologie a disparu, lorsque l’Union soviétique a cessé d’exister, la même déviation, presque routinière, des intérêts de la Russie a persisté. Et ce n’était pas par idées, mais par recherche d’avantages – géopolitiques, économiques, stratégiques. Le monde ne respecte que ceux qui savent se protéger. Tant que nous ne démontrerons pas que nous sommes une puissance indépendante et souveraine qui défend ses intérêts, personne ne pourra nous traiter d’égal à égal».
Mais l’hégémonie américaine est une idéologie et reste le fondement de la politique étrangère des États-Unis. De plus, Poutine a démontré que ses lignes rouges n’ont aucun sens. Par conséquent, rien ne limite l’élargissement du conflit.
Le président Trump, empêché par l’establishment dirigeant de mener son programme intérieur, s’est tourné vers les affaires étrangères où il peut rester sous les feux de la rampe en intimidant les autres pays pour qu’ils se conforment à ses édits. Il a maintenant donné 50 jours à Poutine pour se conformer.
Se conformer à quoi? Aux exigences de Zelensky? Quel est l’accord pour lequel Trump exige le consentement de Poutine? Comme le conflit oppose Washington et la Russie, l’accord doit être conclu entre Trump et Poutine. Poutine a clairement indiqué que l’accord doit porter sur «la cause profonde» du conflit, à savoir l’absence d’un accord de sécurité mutuelle. Mais si Washington est déterminé à exercer son hégémonie, il ne peut y avoir d’accord de sécurité mutuelle.
Voici la situation réelle : deux gouvernements fortement armés nucléairement sont tous deux dans le déni de la réalité. Poutine et Lavrov sont gouvernés par l’illusion que la différence entre la Russie et l’Occident peut être résolue par des mots.
Washington est dangereux parce que la doctrine néoconservatrice sioniste de l’hégémonie américaine est institutionnalisée.
Pour éviter la conflagration qui se prépare, tout ce que Washington et l’UE ont à faire est de conclure un traité de sécurité mutuelle avec la Russie. La Russie veut seulement que les menaces disparaissent de ses frontières. Elle n’a aucune ambition territoriale, à moins d’y être poussée par des menaces pour sa sécurité. Trump veut que les États-Unis gagnent de l’argent. Comment les États-Unis peuvent-ils gagner de l’argent alors que leur agressivité coupe l’Occident de la majorité du monde? La seule raison d’être des BRICS est l’hostilité de Washington envers la Russie, la Chine et l’Iran.
Le dilemme est que l’industrie américaine de l’armement est trop puissante pour que la paix soit possible.
Paul Craig Roberts
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Source : Observateur Continental
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