Vol d’un véhicule de gendarmerie: la défense demande une expertise psychiatrique

Après la lecture d’une lettre d’excuses, l’avocate du suspect a demandé un renvoi afin de préparer sa défense. Prochaine audience le 25 janvier.

L’homme avait roulé presque trente minutes en forçant par deux fois les barrages mis en place par la gendarmerie. / Photo Emma JOUVE L’homme avait roulé presque trente minutes en forçant par deux fois les barrages mis en place par la gendarmerie. / Photo Emma JOUVE

Un homme de 37 ans, originaire de Vichy et désormais habitant Craponne-sur-Arzon, était convoqué ce mardi devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay dans le cadre d’une comparution immédiate. Il devait être jugé pour avoir volé un véhicule de gendarmerie, samedi à Bellevue-la-Montagne.

Le protagoniste était au volant d’une BMW qui roulait sur une jante quand les gendarmes ont décidé de le contrôler. Il a profité de l’occasion pour voler le Peugeot « Expert » des militaires.

L’homme souffrirait de schizophrénie

L’homme, sec et marqué au visage, s’est présenté à la barre. Son avocate, Me Medard-Grasset, a lu une lettre d’excuses: « J’ai eu un comportement irresponsable et irréfléchi qui ne me ressemble pas. (…) Je reconnais avoir représenté un danger pour les gendarmes et les riverains. »

L’homme souffrirait de schizophrénie. Il avait été interné d’office à l’hôpital Sainte-Marie en décembre. Pour cette raison, son conseil a demandé une expertise psychiatrique. Au moment des faits, il était sous l’emprise d’alcool (1,18 g par litre de sang) et de cocaïne. Tout cela en ayant pris des médicaments.

« Ses souvenirs sont assez confus », appuie son conseil. Le trentenaire implore la clémence des juges dans sa lettre: «Mon but, c’est de me réinsérer pas de finir en prison », insiste-t-il à la barre.

Déjà dix-neuf mentions à son casier

« Pour toutes les infractions, son casier judiciaire montre qu’il était connu pour des faits similaires », souligne le procureur Nicolas Rigot-Muller. L’homme a déjà été condamné une quinzaine de fois avec dix-neuf mentions à son casier judiciaire.

Malgré cela, Me Medard-Grasset a demandé la prise en charge de son client en hôpital psychiatrique. Avant l’audience, il avait été placé en détention provisoire. Les juges ont finalement décidé de l’y maintenir en attendant la prochaine audience, le 25 janvier.

Samedi, l’histoire aurait bien pu être tragique: l’homme a roulé presque trente minutes en forçant par deux fois les barrages mis en place par la gendarmerie. Il zigzaguait entre la route et les trottoirs, il a percuté deux véhicules de gendarmerie, un de la police et deux de particuliers. Un appel à témoins a d’ailleurs été lancé par la gendarmerie pour retrouver les victimes du suspect.

Source : Le Progrès

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