Violences des gendarmes à Sainte-Soline : sept parlementaires et un eurodéputé saisissent le parquet de Rennes (2 articles + 1 vidéo)

Le procureur de la République de Rennes a annoncé ce vendredi 7 novembre qu’une décision sur l’action publique, pour laquelle aucune option n’est aujourd’hui privilégiée, «sera prise prochainement».

À Sainte-Soline, le 25 mars 2023. (Pascal Lachenaud/AFP)

Par LIBERATIONAFP Publié le 07/11/2025 à 18h34

Après la révélation par Libération et Mediapart des images et des sons des violences des gendarmes lors de la mobilisation à Sainte-Soline, sept parlementaires et un eurodéputé ont saisi le parquet de Rennes, à raison de sa compétence militaire régionale, a annoncé dans un communiqué le procureur de la République de Rennes ce vendredi 7 novembre.

En effet, les parlementaires ont effectué un signalement sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale, pour dénoncer les modalités du maintien de l’ordre lors de la manifestation antibassines. « Une décision sur l’action publique, pour laquelle aucune option n’est aujourd’hui privilégiée, sera prise prochainement », précise le communiqué, qui ajoute que « la complexité de ce dossier ainsi que la densité de la réponse apportée par l’avocate des plaignants [sur la procédure] nécessitent une analyse approfondie qui est en cours par le parquet de Rennes ».

Billet

Vidéos de Sainte-Soline : les images mais surtout le son montrent que la violence policière est bien structurelle et politique

Peu après la diffusion des vidéos où l’on entend les gendarmes qualifier les manifestants de « pue-la-pisse », « d’enculés », de « chiens » et où ils parlent d’un « vrai kif » à propos des personnes qu’ils ont gravement blessées, le groupe LFI à l’Assemblée nationale a déposé une proposition de résolution pour créer une commission d’enquête parlementaire « sur les choix opérés en matière de maintien de l’ordre durant la manifestation de Sainte-Soline ».

« Ces images sont alarmantes. Elles révèlent que des gendarmes ont commis de nombreux gestes interdits, notamment des tirs tendus de grenades lacrymogènes et explosives sur les manifestants, et ce sur ordre de leurs supérieurs hiérarchiques », ont écrit les Insoumis. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, lui, a affirmé à tort que la hiérarchie ne pouvait pas connaître le contenu de ces vidéos.

Source : Libération

Gérald Darmanin sur les vidéos de violences des gendarmes à Sainte-Soline : « pas vu » et s’en tape

Le ministre de la Justice (de l’Intérieur à l’époque des faits) assume n’avoir « pas vu » les vidéos publiées par « Libé » et « Mediapart » mercredi 5 novembre.

Gérald Darmanin à Paris, le 24 décembre 2024. (Albert Facelly/Libération)

Par Chez Pol

Publié le 07/11/2025 à 12h14

Source : Libération Réservé aux abonnés

Révélations. Leur caméra les trahit : quand les gendarmes filment leur carnage à Sainte-Soline

Le Média 24-7

Vous vous souvenez sans doute de ces images, fin mars 2023 : un champ, des milliers de manifestants opposés aux mégabassines, et une répression d’une rare violence. Des blessés graves, des vies brisées, des enquêtes promises… et aujourd’hui, plus de deux ans après, un goût amer d’impunité. Mediapart et Libération ont révélé les conclusions de l’enquête préliminaire de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, l’IGGN, concernant quatre manifestants grièvement blessés. Une enquête jugée « bâclée », incapable d’identifier les auteurs des tirs. Les images révèlent des consignes de la hiérarchie normalement interdites, car dangereuses. On y voit aussi une forme de jubilation chez certains gendarmes face aux blessures infligées. l’IGGN aurait pu signaler au parquet ces potentielles infractions : elle n’en a rien fait. Une enquête à décharge, dénoncent les plaignants, mais qui confirme malgré tout ce qu’ils disent depuis le début : à Sainte-Soline, la violence est venue du côté des forces de l’ordre. On en parle tout de suite avec la journaliste de Mediapart Camille Polloni qui signe avec Laura Wojcik l’article sur les révélations de cette enquête et nous serons en visio avec Hélène qui fait parti des 73 manifestant.e.s à avoir saisi la Défenseure des droits.

Source : Youtube

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