Vidéo. Un policier met des gifles à un manifestant, une enquête ouverte par l’IGPN

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Sur une vidéo, on aperçoit un policier casqué pousser violemment un premier manifestant puis administrer deux puissantes gifles à un autre.

Ce 1er mai donne du travail à l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN). Après une enquête concernant un CRS jetant un pavé sur le cortège, la police des polices a ouvert une seconde instruction après la publication d’une vidéo montrant un policier administrer des gifles à un manifestant, informe LCI. La scène se déroule devant un café parisien, face à l’église Notre-Dame des Champs.

Sur les images, postées par Street News sur les réseaux sociaux le 2 mai, on aperçoit un policier casqué pousser violemment un manifestant en lui criant “casse toi !” Un autre homme lui rétorque alors : “Toi aussi, casse-toi !” L’agent se retourne vers ce dernier et hurle “Qu’est-ce que t’as toi ?” en lui administrant deux puissantes gifles, faisant tomber les lunettes de soleil du manifestant.

Les personnes assistant à la scène semblent choqués, certaines ne peuvent retenir un cri de surprise. Le manifestant, visiblement sonné, ne bouge pas alors que le rideau métallique du café se referme sur lui. Les témoins de la scène finissent par le tirer à l’intérieur du troquet.

Un geste “inapproprié”

Contactée par LCI, la préfecture de police de Paris a confirmé que l’IGPN avait été saisie sur demande du préfet Didier Lallement.

Le secrétaire général du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, Jean-Marc Bailleul, a reconnu qu’il s’agissait d’un geste “inapproprié” à mettre “sur le dos de la fatigue”.

Source : Sud Ouest

A lire également sur Facebook :

voici le témoignage de la personne qui a vu son fils giflé devant elle, le 1er mai
Aramis Noël Témoignage de la dame âgée qu’on voit dans le film “Témoignage du 1er mai 2019

J’ai 64 ans , j’étais dans la manif du 1er Mai 2019 en compagnie de mon fils âgé de
45 ans , de son père et de quelques amis . Nous attendions tranquillement aux
alentours du métro Vavin le départ du cortège afin de nous y inclure lorsque nous
avons vu au loin des fumées de lacrymogène et des mouvements de foules .
Souhaitant nous mettre à l’abri nous nous sommes éloigné comme on a pu et soudain
une violente charge de policier à poussé la foule et nous nous sommes retrouvés
coincé dedans au milieu d’un nuage de gaz lacymo , de palets qui volaient dans tous
les sens. Mon fils s’est dirigé vers une boutique ouverte, un tabac , où déjà quelques
personnes s’étaient réfugiées nous extirpant ainsi du piège de la foule et passant
derrière les cordons de policiers en pleine charge et poussant les manifestants.
J’étais accroché à son sac à dos , paniquée mais aussi furieuse d’une telle violence
et je leur criais « arrêtez, arrêtez mais arrêtez » mon fils dit à un policier qui
disait à quelqu’un « casse toi »,« casse-toi toi » et le policier s’est précipité sur lui
et lui a mis une gifle retentissante .

J’ai voulu m’interposer en leur demandant d’arrêter , le policier a voulu m’attraper ,mon fils est rester stoïque sans violence de sa part,il m’a mise à l’abri mais les liciers ont voulu l’extraire de la boutique . Je me suis interposée , j’ai pris des coups , je l’ai tirée en arrière , nous avons reculé et nous sommes réfugiés dans la boutique, les gens à l’intérieur nous ont aidé à pénétrer à l’intérieur du local .

Je ne lâchais pas le sac à dos de mon fils , je ne voulais pas que le policier continu de le frapper …pour rien … Une fois à l’intérieur les hommes présents nous ont protégé en fermant le rideau de fer et en le maintenant fermé. Il y avait plusieurs femmes , l’air était chargé de gaz et irrespirable. Une quinzaine de personnes. Nous toussions, crachions. Derrière le rideau les policiers s’acharnaient et frappaient dessus . Ils voulaient entrer semble-t-il.

Nous avions peur. Au bout de quelques minutes ils ont gazé avec leur gazette en passant par dessous le rideau de fer. C’était l’enfer. Nous étouffions. Une personne a réussi à ouvrir une petite porte à l’arrière de la boutique afin que nous puissions sortir. Nous nous sommes retrouvés dans l’arrière cour d’une immeuble essayant de reprendre notre souffle et nos esprits. Mon fils a soutenu et aidé une femme en panique qui ne pouvait plus respirer et pleurait . On s’entraidait comme on pouvait , de l’eau, du coca, de sérum phy pour les yeux partagé par ceux qui en avait dans leur poche…. Merci à la propriétaire du Tabac de nous avoir mis à l’abri … Elle aussi s’est retrouvée gazée. Merci à celui qui à trouvé la clé et nous a permis de sortir .

Mais nous n’étions pas au bout de nos peines. Nous espérions sortir par la porte donnant
sur la rue, mais les policiers étaient toujours là en embuscade. Pas question de
bouger de là .
Puis nous avons vu un groupe de policiers réfugiés dans le hall de la porte cochère essayant eux aussi de reprendre leur souffle et en détresse respiratoire semble-t-
il pour l’un d’entre eux . Profitant d’une accalmie à l’extérieur nous nous sommes précipités dehors nous tenant par la main à plusieurs passant devant les policiers du
hall en courant , contents de ne pas nous prendre de coups.
Nous nous sommes réfugiés dans le jardin jouxtant l’église Bd Montparnasse. Et
l’enfer à continué, les gaz on continué, les palets à voler dans tous les sens , ils ont
même tiré une salve de lacrymogène dans le jardin où se trouvaient des manifestants pacifiques. J’ai hurlé tétanisée sur place …

Bilan :

Mon fils frappé, pour rien.
Des femmes et des hommes entre 30 et 65 ans gazés gratuitement dans un local
fermé.
Mise en danger volontaire de la vie d’autrui par asphyxie par des forces de l’ordre
chargé de nous protéger.
Pourquoi ????
Nous ne sommes pas des casseurs . Mais de simples citoyens manifestants un 1er
Mai en famille …”

lire aussi :  LCI – DOCUMENT LCI – L’homme giflé par un policier le 1er mai à Paris témoigne

 

 

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