VIDEO. Mayotte: Un des deux gendarmes blessés toujours entre la vie et la mort

VIOLENCES L’un des gendarmes du GIGN blessés dimanche à Mayotte est toujours plongé dans le coma après avoir été opéré pendant plus de quatre heures…

960x614_membres-gign-arrivent-a-ensisheim-14-aout-2013Des membres du GIGN (illustration) — Sébastien Bozon AFP

  • Deux gendarmes du GIGN ont été blessés dimanche à Mayotte.
  • Le pronostic vital de l’un d’entre eux est toujours engagé ce mercredi.
  • Plusieurs individus ont été interpellés.

Son pronostic vital est toujours engagé. L’un des deux gendarmes grièvement blessés, dimanche à Mayotte, est encore dans le coma après avoir été opéré pendant près de quatre heures dans la nuit de mardi à mercredi, dans un hôpital de la Réunion, apprend 20 Minutes de source proche du dossier. Ce militaire a eu le crâne fracturé et les médecins redoutaient qu’il fasse une hémorragie cérébrale, avait indiqué lundi le préfet de l’île, Dominique Sorain.

L’autre gendarme de l’antenne locale du GIGN a également été touché à la tête. Souffrant d’un traumatisme crânien, il a reçu onze points de suture et a été placé en observation. Ces deux militaires ont été blessés dimanche, après avoir interpellé, à Bandrélé, au sud-est de la principale île de Mayotte, un homme soupçonné de vols aggravés sur des touristes et visé par un mandat de recherche.

« Un certain nombre d’individus » interpellés

Une dizaine d’individus leur ont alors jeté des cailloux et des pavés. Un important dispositif de recherche a été mis en place pour tenter d’identifier et d’interpeller les auteurs des jets de projectiles. « On met le paquet », souffle une source proche du dossier. 176 gendarmes ont été déployés dans le cadre de cette opération qui a débouché sur l’arrestation « d’un certain nombre d’individus », a déclaré à la presse le colonel Philippe Leclercq, commandant de la gendarmerie de Mayotte. Selon nos informations, trois individus ont été arrêtés et un autre est recherché.

Capture d’écran 2018-06-30 à 11.37.28Mardi, une centaine de Mahorais, dont de nombreuses femmes, ont manifesté à Bandrélé pour dénoncer les violences dont ont été victimes ces deux gendarmes et demander au maire que la ville soit mieux sécurisée. La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a de son côté condamné « avec la plus grande fermeté ces actes de violences inacceptables ».

Source : 20 Minutes

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