VIDEO. Le nouveau chien d’avalanche de la gendarmerie s’entraîne à Roubion

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En attendant d’intervenir en situation réelle, Hiss s’entraîne avec des gendarmes jouant le rôle de victimes.D.C

Le nouveau chien des gendarmes de haute montagne, Hiss, s’est entraîné cette semaine à Roubion. Reportage.

“Allez mon loulou, cherche, c’est bien, encore.” Quelques secondes plus tard, seule la queue de Hiss est encore visible. Benjamin, son maître le retient pendant qu’un gendarme creuse avec sa pelle pour dégager la personne ensevelie sous un mètre de neige. L’animal est immédiatement récompensé par son “doudou”, qu’il tient fièrement dans sa gueule.

Puis, il repart à la recherche d’une deuxième victime. Puis il en trouve une troisième en quelques minutes.

La démonstration est impressionnante.

Avalanche: exercice grandeur nature pour les… par nice-matin

Son maître et les gendarmes du peloton de gendarmerie de haute montagne de Saint-Sauveur-sur-Tinée ont le sourire.

Hiss est efficace et fait bien son travail. Ce malinois de deux ans qui est devenu en quelques semaines la mascotte de l’unité azuréenne, est le nouveau chien d’avalanche du PGHM qui n’en avait plus depuis deux ans.

Arrivé dernièrement dans les Alpes-Maritimes après un cursus exigeant de formation au Centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie (CNICG) de Gramat (Lot) et un stage dans la neige à Montgenèvre (Hautes-Alpes), Hiss n’est pas encore intervenu en situation réelle.

En attendant, ce chien joueur et affectueux s’entraîne.

Une méthode fondée sur le jeu

Comme cette semaine dans la station de Roubion où le PGHM a conduit un exercice spécifique avalanches avec le service des pistes avant d’enchaîner sur une recherche nocturne en haute montagne.

“C’est fondamental de maîtriser le matériel, l’organisation et la gestion du personnel pour réagir sur une avalanche d’autant que nous devons aussi effectuer les constatations pour l’enquête judiciaire”, détaille l’adjudant Simon Riebel, l’un des cadres de l’unité et guide de haute montagne.

Le chien qui basculera au printemps sur la mission de recherches de personnes pour laquelle il est également formé détecte les victimes sous la neige avec un apprentissage et une méthode axée sur le jeu, la récompense étant son doudou.

“Il y a une excitation fondée sur le visuel”, explique Benjamin qui l’encourage. “Il cherche tout seul, il renifle les odeurs et creuse pour avoir le jouet”, résume le maître.

Même si la démonstration est spectaculaire et impressionnante, la détection de victimes ensevelies n’est pas une science exacte.

“Il faut que l’odeur passe à travers la couche neigeuse et en fonction de la composition de la neige, c’est différent”, analyse Benjamin.

Hélas ! Les chances de retrouver vivante une victime d’avalanche sont très minces compte tenu de délais d’intervention.

Mais elles existent. Elles sont de 90 % dans le premier quart d’heure et de 50 % au bout d’une demi-heure.

Dans la réalité, les chiens découvrent surtout des personnes décédées. “Mais c’est essentiel de retrouver les corps pour que les familles puissent faire leur deuil”, souligne un secouriste.


Cinq chiens avalanche dans le département

Avant d’accueillir le petit nouveau, Hiss, la famille des chiens d’avalanche était déjà composée de quatre toutous et un sixième est en formation. Le service départemental d’incendie et de secours en compte deux, dont les maîtres sont des sapeurs-pompiers volontaires.

Ioda est un Flat Coated Retriever et est basé à Auron. Son «congénère» Eklips, un Border collie, est quant à lui dans le secteur d’Entraunes et de Guillaumes. Argos, un berger allemand est prêt à intervenir à Isola où son maître est pisteur. Enfin, Exxone, un berger allemand, est le chien des CRS du secours en montagne.

Tous ces chiens peuvent embarquer au besoin dans «Dragon 06», l’hélicoptère de la sécurité civile basé à Mandelieu-la-Napoule.

Source : Nice Matin

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