VIDEO. Fusillade dans la Somme: Le suspect avait 2,28g d’alcool dans le sang

FAITS DIVERS Le procureur d’Amiens a fait le point sur l’enquête ce mercredi, après la fusillade mortelle dans un camp de gens du voyage mardi à Roye…

Caravane dans un camp de gens du voyage où une fusillade a eu lieu le 25 août 2015.

Caravane dans un camp de gens du voyage où une fusillade a eu lieu le 25 août 2015. – phillipe huguen / AFP

Un homme a ouvert le feu mardi après-midi dans un camp de gens du voyage de la Somme, tuant quatre personnes et en blessant deux autres. Au lendemain du drame, 20 Minutes fait le point sur l’enquête et les protagonistes.

Que s’est-il passé ?

Le drame a eu lieu mardi après-midi à Roye, dans la Somme, dans une aire de gens du voyage située en contrebas de l’A1. Un homme âgé de 73 ans, armé d’un fusil de chasse, a « tué froidement un bébé de six mois, une femme et un homme » et blessé un autre enfant âgé de 3 ans, a détaillé mardi le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. L’homme avait 2,28g d’alcool dans le sang, a précisé ce mercredi le procureur d’Amiens. Après avoir tiré «à 14 reprises» sur le bloc sanitaire, dans l’aire où stationnaient des caravanes de gens du voyage, le septuagénaire «s’est dirigé vers son véhicule et sa caravane et y a mis le feu», a ajouté le magistrat. C’est en se dirigeant vers la sortie qu’il a vu les gendarmes. Il «a fait feu d’abord sur des véhicules de gendarmerie, puis sur les gendarmes eux-mêmes». «Trois gendarmes ont riposté, ce qui a permis de neutraliser l’individu» en lui infligeant des blessures par balles. Au total, l’homme a tiré environ trente coups de feu.

Qui est le suspect ?

L’homme de 73 ans n’était pas un membre de la communauté des gens du voyage, mais il « avait adopté leur style de vie nomade », croit savoir BFMTV, qui précise qu’il n’a aucun antécédent judiciaire. Il vivait dans le même camp que ses victimes depuis plusieurs années, et « la cohabitation était bonne, a jugé le maire de Roye, comme elle peut l’être » avec une population vivant aux marges de la commune. L’élu parle toutefois de rapports entre la famille visée par les tirs et le suspect qui n’étaient « apparemment pas bons », et évoque un « pétage de plombs » pour tenter d’expliquer le geste du tireur.

 

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Qui sont les victimes ?

Il y a d’abord une famille de gens du voyage, décimée : une jeune mère de 19 ans, son bébé de quelques mois et son beau-père ont tous été tués. Son deuxième enfant, âgé de 3 ans, a survécu et a été opéré dans la soirée. Ses jours ne sont plus en danger. « Nous connaissons la famille, a indiqué le maire de Roye, ils venaient régulièrement au centre social, c’étaient des gens sans histoire ». Bernard Cazeneuve a rencontré mardi soir le père de famille, et parlé de « beaucoup d’émotion, de tension aussi, de colère. »

Un gendarme de 44 ans blessé par balles a succombé à ses blessures plus tard dans la journée. Père de deux enfants, il appartenait au peloton autoroutier de Roye. Son collègue de 26 ans, blessé plus légèrement lors de la fusillade, a pu sortir dans la nuit du CHU où il était soigné.

Quelles tensions après le drame ?

La colère a été très vive dans les heures ayant suivi la fusillade. Des renforts de forces de l’ordre ont été déployés à Roye ainsi qu’aux alentours du CHU d’Amiens en raison des tensions dans le camp où s’est produit le drame. Une voiture a par exemple tenté de forcer un barrage, et des incidents ont opposé un petit groupe de gens du voyage à des journalistes – le reste de la communauté demeurant calme. Deux reporters, l’un d’Europe 1, l’autre de RTL, ont été frappés aux abords du camp, et une équipe d’iTélé, prise à partie, a été sommée de s’éloigner. Le calme est revenu vers 21h30.

Une côte cassée et un doigt fracturé…Ça va aller Merci pr les messages Une pensée pour les victimes de ce drame notamment le gendarme…

Où en est l’enquête ?

L’enquête a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Picardie. Le suspect, grièvement blessé, a été opéré à l’hôpital d’Amiens avant d’être placé en garde à vue ce mercredi à 10h. Interrogé sur les mobiles du tueur présumé, le procureur d’Amiens a révélé qu’«il y a un an, il y a eu un différend avec des propos échangés entre la famille» visée mardi et le tireur. Cet incident «a donné lieu à une intervention de la gendarmerie, mais il n’y a pas eu de procédure», a-t-il ajouté.

Source : 20 Minutes

Somme: fortement alcoolisé, le tireur a fait feu à trente reprises – Source : Le Figaro

 

 

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