Verdun : Gendarmerie municipale

Nouvelle équipe à la police municipale. La majorité sont des anciens gendarmes. Habitués aux interpellations. Et aux armes…

Gérard Stcherbinine, adjoint à la sécurité, Olivier Lefranc, chef de la police municipale, et son adjoint, nouvellement recruté, Julien Wagner, qui a passé seize ans dans la gendarmerie.  Photo ER

Gérard Stcherbinine, adjoint à la sécurité, Olivier Lefranc, chef de la police municipale, et son adjoint, nouvellement recruté, Julien Wagner, qui a passé seize ans dans la gendarmerie. Photo ER

«Intégrer la police municipale, c’est un choix de carrière. Nous ne sommes pas des déçus de la police nationale ou de la gendarmerie. » Olivier Lefranc dirige la police municipale de Verdun. Qui compte aujourd’hui six personnes. À chaque ouverture de poste, les candidatures affluent : 35 en moyenne… Dernier recrutement en date (en remplacement d’un poste vacant), Julien Wagner, adjoint opérationnel. Olivier, Julien : deux hommes à la tête de cette police. Qui sont, tous les deux, des anciens gendarmes. Comme trois autres de l’équipe… Sans compter un ancien de la pénitentiaire, qui doit arriver en avril. En revanche, pas de policiers nationaux : « Il n’y a pas de passerelle entre les deux corps de métier. »

Quand (re) vient sur la table le débat, sur le port d’arme pour les policiers municipaux, leur passé de gendarme les fait forcément jouir d’une certaine légitimité. Julien Wagner a même été formateur en armes pour la gendarmerie. Depuis les attentats du 7 janvier, et la mort d’une policière municipale, la question revient souvent sur le tapis. Si le maire de Metz a décidé d’armer ses équipes, de son propre chef, celui de Verdun veut que la décision soit prise après concertation avec les élus. « Ce qui est déjà acté, c’est qu’ils seront munis d’une matraque, d’un taser et d’une bombe lacrymogène », souligne Gérard Stcherbinine, adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique. Lui, l’ancien commandant de police de Verdun, en est convaincu : « Il y a encore un an, j’en doutais. Aujourd’hui, je me dis que les policiers municipaux doivent pouvoir se protéger. C’est tout de même plus facile de défendre la mémoire d’un vivant que d’un mort. »

Lors du braquage du magasin Patrick Bréal, en janvier, la patrouille pédestre de la police municipale se trouvait à une rue des voleurs, armés. « Que fait-on, nous, quand on est responsable de l’ordre public et qu’on se retrouve, sans arme, devant des individus qui possèdent des pistolets ou des couteaux ? »

Vidéo-tranquillité : pas avant 2016

Ce sera aux élus de Verdun de se prononcer sur le sujet. Tout comme ils devront réfléchir sur l’idée d’une police territoriale. Dans un premier temps, sur la circonscription de police de Verdun (Verdun, Belleville, Thierville, Belleray, Haudainville). Puis, pourquoi pas, sur le territoire de la nouvelle communauté d’agglomération de Verdun.

« Sachant que cela ne peut pas être une décision de l’Agglo. C’est à chaque commune de délibérer sur le sujet », souligne le chef de la police municipale, qui y est plutôt favorable.

Dernier sujet qui ne fait même plus débat : la mise en place d’une vidéosurveillance, appelée aujourd’hui vidéo-tranquillité, de façon plus politiquement correcte, histoire d’éviter la connotation liberticide. « Le dossier a pris du retard mais c’est de ma faute, confie Gérard Stcherbinine. Je ne veux pas faire n’importe quoi. Le dossier va être étudié par un cabinet d’études. »

Le but : l’efficacité du dispositif avec ce qu’on appelle des caméras nomades qu’on peut déplacer en fonction des lieux où mute la délinquance. Cette vidéo-surveillance est vivement souhaitée par la police de Verdun et le procureur de la République. « Nous pourrions insister sur l’arrivée du centenaire de la Grande Guerre pour obtenir des subventions supplémentaires. Il faut que les touristes se sentent en sécurité à Verdun », appuie Gérard Stcherbinine. Une dead line ? « Pas avant 2016… »

Source : L’Est Républicain

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