« Venez découvrir le « menu famine » au Negresco » : l’œuvre d’un street artist devant un hôtel de luxe niçois pour alerter sur Gaza

Un « menu famine » devant un hôtel de luxe de la Côte d’Azur : voici la dernière œuvre du street artist TooLate. • © TooLate
Le street artist TooLate a posé un « menu famine » devant le Negresco à Nice, dénonçant le contraste entre le luxe de la Côte d’Azur et la misère actuelle à Gaza. À travers cette intervention choc, il appelle notamment les citoyens à se mobiliser pour les victimes via des organisations humanitaires.
Sur la Promenade des Anglais, un « menu famine » s’est affiché à l’entrée d’un célèbre hôtel de luxe niçois : le Negresco.
Il s’agit de l’œuvre de TooLate, un street artist local qui s’était déjà illustré par le passé avec des œuvres rendant notamment hommage à Gisèle Pelicot.
Derrière ce geste choc, TooLate entend cette fois dénoncer le contraste entre le luxe éclatant de la Côte d’Azur et la misère extrême vécue à Gaza.
« J’ai choisi le Negresco parce que c’est un symbole fort : la carte postale parfaite, le luxe, la richesse. Poser ce menu famine ici, c’est mettre la misère la plus extrême face à l’opulence la plus éclatante », explique-t-il. Le contraste est volontairement brutal afin d’obliger à regarder ce que l’on préfère ignorer.
Car pour lui, l’art de rue joue un rôle clair : surprendre, déranger, réveiller.
Le street art, c’est la voix brute de la rue. On ne demande pas la permission, on affiche là où tout le monde le voit.TooLate, street artist
à France 3 Côte d’Azur
L’artiste en profite également pour dénoncer l’indifférence des autorités locales : « Même le maire de Nice ferme les yeux sur la situation à Gaza, comme si ça n’existait pas. »
TooLate critique un traitement politique et médiatique français qui, selon lui, privilégie l’angle sécuritaire au détriment de la réalité vécue par les civils : « On parle des roquettes, pas des enfants qui meurent de faim. »
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Composition du « menu famine »
- Entrées
Velouté de graviers servi dans un nuage de poussière
ou
Salade de décombres et ses éclats d’obus fumés
- Plats
Boulettes de ciment dans leur jus de sang
ou
Filet de béton aux cendres caramélisées
- Desserts
Parpaing perdu façon Gaza
ou
Mousse au plomb avec ses copeaux de briques
L’artiste appelle à un sursaut citoyen : s’informer et aider via des organisations humanitaires comme Médecins Sans Frontières, le Programme alimentaire mondial ou l’ONU. « À défaut d’ouvrir les yeux, ouvrez votre portefeuille », conclut-il.
Source : France TV Info

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