Vendôme – Gendarmerie : séances de tir pour rester opérationnel

Chacun des membres du binôme était " coaché " par le commandant Méchin, de la compagnie de gendarmerie de Vendôme, ou bien le moniteur d'intervention professionnelle. - Chacun des membres du binôme était " coaché " par le commandant Méchin, de la compagnie de gendarmerie de Vendôme, ou bien le moniteur d'intervention professionnelle.

Chacun des membres du binôme était «  coaché  » par le commandant Méchin, de la compagnie de gendarmerie de Vendôme, ou bien le moniteur d’intervention professionnelle.

Les gendarmes de la compagnie de Vendôme effectuaient dernièrement au sein de la société mixte de tir locale l’un de leurs trois exercices annuels de tir.

Chez les gendarmes, il ne suffit pas de réussir le concours pour avoir le droit d’être équipé d’un pistolet ou d’un fusil. Chaque militaire doit tirer un certain nombre de cartouches tous les ans pour être habilité à porter une arme (*). Pour ce faire, la compagnie de gendarmerie de Vendôme organise trois exercices de tir par an. « Tous les membres du personnel y participent », précise le commandant Grégoire Méchin. L’une de ces séances s’est déroulée dernièrement, au sein de la société mixte de tir locale, sous la direction d’Aurélien, moniteur d’intervention professionnelle au sein de la compagnie.

«  Savoir riposter précisément en temps utile  »

Les 82 gendarmes officiant dans le secteur du Vendômois se sont prêtés à l’exercice, par binôme. Le but pour chaque tireur : appuyer son équipier en tirant alternativement avec un pistolet automatique et un fusil-mitrailleur, tout en avançant de point en point.Le tout, sans jamais aucune« rupture de feu. » Il s’agissait ensuite de récupérer un mot avant de se replier. Des mannequins représentaient des « gentils » face aux gendarmes, et des « méchants » tout au fond. « Parfois, nous réalisons ce type d’exercice en contexte de stress »,précise le commandant Méchin.« Il nous arrive aussi de faire des sessions avec un tir adverse réalisé avec des munitions paramarquantes. »
La séance d’il y a quelques jours à Vendôme était axée sur la coordination du déplacement, et la coopération entre les deux équipiers. « Le maître mot, c’est : «  communication  » ! », répète le moniteur d’intervention professionnelle. La session, qui durait une dizaine de minutes pour chaque paire, ne s’est pas révélée évidente pour tous. « Les moments de flottement, c’est quand l’un ne sait pas ce que fait l’autre », débriefe par exemple Aurélien avec l’un des binômes. Les plus expérimentés montraient davantage d’assurance. Mais ils n’hésitaient pas à dire combien de tels exercices restent précieux. « Cela fait partie de notre métier pour savoir riposter précisément et en temps utile », explique ce membre du Peloton de surveillance et d’intervention de la compagnie de gendarmerie de Vendôme. « J’ai la chance de ne pas avoir eu à faire usage de mon arme jusqu’à maintenant, mais il m’est arrivé de devoir la sortir », précise ce militaire. Cette année, « l’un des membres de la compagnie a dû faire usage de son arme », révèle le commandant Méchin. Il y a quelques mois, lors d’une intervention qui prenait un tour risqué, un gendarme a en effet dû tirer dans les pneus d’un véhicule qui fonçait vers lui.

(*) Quarante pour le pistolet-mitrailleur HK, 30 pour le pistolet automatique et 10 pour le fusil à pompe.

Alexis Couturier

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