Tribune des Généraux dits en Charentaises : un texte de qualité en ce qui concerne le constat mais une erreur d’appréciation en ce qui concerne l’avenir

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Nous attendions l’achèvement de la cérémonie d’hommage national à notre collègue Stéphanie Monfermé, victime d’un attentat terroriste islamiste commis au commissariat de police de Rambouillet la semaine dernière, avant de réagir.

En effet, nous ne voulions pas participer à la feinte grossière consistant à surmédiatiser cette tribune pour faire oublier le massacre de la fonctionnaire de police par un djihadiste.

Sur le constat. Oui, il existe désormais deux France.

L’une est dorée et totalement déconnectée des réalités. Elle se compose des politiciens, des médias, des stars du Show-business et des bobos, bobos qui sont d’ailleurs les principaux clients des dealers de cités.

L’autre France, celle du réel, est une nation qui plonge le chaos.

Tous les jours, des gangs de narcotrafiquants en lien avec l’Islam radical mènent une véritable guérilla urbaine contre nos collègues.

La violence est partout, tout le temps, y compris chez les mineurs dès l’âge de 12 ans. Merci Dolto !

Le naufrage de la Justice est acté (affaires Viry-Châtillon et Sarah Halimi). Les médias ne sont bons qu’à manipuler et à désinformer l’opinion publique. Les politiciens sont en-dessous de tout, entre lâcheté et impuissance.

Sur le constat, notre syndicat de police est d’accord avec les Généraux.

Là où ces militaires se trompent, c’est dans leur projection concernant l’avenir.

Non, l’armée n’interviendra pas ! Le pays finira de s’effondrer sans intervention militaire ou policière et ce, pour une raison simple : nos personnels ne désobéiront jamais aux ordres du politique.

La loyauté sans faille des forces de l’ordre au pouvoir politique en place a été prouvée lors des Gilets jaunes où policiers et gendarmes ont écrasé sans état d’âme la France d’en-bas qui grognait contre la hausse du prix de l’essence et l’abaissement de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h.

Tous les jours, nos collègues acceptent de se faire immoler par des dealers ou écraser par des fuyards plutôt que de faire usage du feu parce que le législateur refuse d’accorder aux forces de police et de gendarmerie un cadre juridique protecteur en matière de légitime défense.

Malgré le police bashing permanent, des manipulations médiatico-politiques grossières comme dans les affaires Théo et Zecler, le manque de moyens et de reconnaissance, le risque juridique et létal, nos collègues continuent d’accomplir avec fidélité et loyauté les missions qui leurs sont confiées même si ces missions sont parfois absurdes.

Alors ceux qui voient un risque de putsch des forces armées sont, soit de mauvaise foi, soit atteints de troubles mentaux.

Le délitement de notre Nation n’est pas un problème lié à la police ou à l’armée. Il s’agit d’une question purement sociétale.

Le pays récolte ce qu’il a semé depuis quarante ans..

Source : France Police

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