Toulouse : la police découvre un fiché S dans ses rangs

Image d’illustration. Photo © NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Sécurité. L’École de police nationale de Toulouse (Haute-Garonne) comptait un fiché S parmi ses employés, révèle France 3 Régions ce vendredi. L’individu vivait notamment en colocation avec le frère de l’assaillant qui a renversé plusieurs étudiants dans la commune voisine de Blagnac, le 10 novembre dernier.

Fin septembre, nous vous informions qu’un ancien fiché S avait intégré les rangs de la police nationale. Ce 17 novembre, Le Point révèle qu’un autre individu, également suivi par les services de renseignement, était l’employé de longue date de l’École nationale supérieure d’application de la Police nationale de Toulouse (Haute-Garonne). Âgé d’une trentaine d’années, il serait en arrêt maladie depuis plusieurs mois. Il était employé en tant qu’agent de maintenance dans l’établissement, agent titulaire de la fonction publique et donc salarié du ministère de l’Intérieur.

En colocation avec le frère de l’assaillant de Blagnac

Le fait que l’individu, fiché S pour sa radicalisation islamiste, travaillait au sein d’une école où l’on apprend justement aux élèves les “techniques opérationnelles de filature et d’intervention”, précisément utilisées contre les djihadistes, n’est pas le plus surprenant. En effet, cette découverte a eu lieu suite à l’attaque de Blagnac, durant laquelle un homme a volontairement foncé sur des étudiants en sortie de cours, en blessant trois. Si l’employé fiché S n’avait aucun lien avec cet incident, il connait en revanche très bien le frère de l’assaillant, puisqu’il est son colocataire.

C’est à l’issue d’une violente dispute avec ce dernier que les autorités ont pris connaissance de son identité et ont pu constater qu’il était fiché S. Jugé en comparution immédiate pour menaces de mort et de violence avec armes, le colocataire en question, lui aussi radicalisé, a quant à lui été relaxé, bien que condamné à 750 euros d’amende et 1.000 euros de dommages et intérêts à reverser à sa victime. L’établissement de formation au métier de gardien de la paix a ainsi été mis au courant de la nouvelle. Selon France 3 Régions, celui-ci n’aurait jamais posé de problème dans le cadre de son travail. En outre, certains des terroristes passés à l’acte ces dernières années en France n’étaient pas tous fichés S.

Source : Valeurs Actuelles

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