Tatouages en Gendarmerie.
Article susceptible d’éclairer les jeunes gendarmes ou les candidats avant de se tirer une balle dans le pied en se tatouant.
A notre époque où même le port de la barbe était interdit la question ne se posait pas et les tatouages étaient surtout portés par des voyous ou par les marins par tradition.
l’article évoque l’aspect jeune du tatouage mais c’est surtout l’irréflexion qui est en cause lorsqu’on voit des jeunes femmes tatouées dans le bas du dos à l’endroit où se pratique les péridurales pour les accouchements avec les risque d’introduction de produits toxiques dans l’organisme.
C’est officiel : il n’est plus possible d’être recruté dans la gendarmerie si on porte ces tatouages
Au sein de la Gendarmerie nationale, le port du tatouage est soumis à une réglementation stricte qui vise à maintenir l’image professionnelle de l’institution.

L’instruction n°60 000/GEND/DOE/SDEF/BSOP, relative à l’apparence en tenue des militaires de la gendarmerie nationale, encadre le port de tatouages au sein de l’institution française. Mise à jour le 8 décembre 2023, celle-ci stipule que les tatouages – qui relèvent pourtant de la liberté individuelle – sont interdits dès lors qu’ils ne sont pas dissimulés par la tenue de service ou un manchon. « L’interdiction ou la réglementation des tatouages dans l’uniforme des forces de l’ordre s’inscrit dans le cadre de la nécessité d’unité et d’exemplarité des agents. L’instruction vise à garantir l’uniformité (les forces de l’ordre doivent présenter une image cohérente et professionnelle), la neutralité – l’exemplarité et la crédibilité de la gendarmerie étant essentielles pour la confiance du public – ainsi que la sécurité« , explique un porte-parole de la Gendarmerie nationale.
La réglementation n’interdit pas l’ensemble des tatouages, mais « seulement ceux qui sont visibles« , précise-t-il. Concrètement, les tatouages des gendarmes ne peuvent pas être placés sur des parties du corps constamment exposées telles que le visage, le cou et les mains. La nature ou la signification du tatouage n’entre pas en ligne de compte : toute marque visible est interdite. Ainsi, tous les tatouages visibles sont proscrits – qu’ils soient neutres (des initiales, une date, un cœur…) ou porteurs d’un message perçu comme contraire aux principes de l’institution (religieux, politique, offensant, etc.). En cas de non-respect des règles, les gendarmes tatoués risquent une mesure disciplinaire, voire une exclusion de la gendarmerie si le tatouage est contraire aux valeurs de la République, que celui-ci ait été réalisé avant ou après l’entrée en service.
D’après l’Ifop, on dénombre 14 millions de personnes tatouées en France. Soit environ un Français sur cinq. Les premiers concernés sont les 25-34 ans, qui sont 31% à porter un tatouage. Avec cette restriction, la Gendarmerie nationale se prive donc potentiellement d’un important vivier de candidats, notamment de jeunes. Or, chaque année, cette dernière recrute entre 10 000 et 12 000 jeunes dans 300 métiers de la sécurité routière, la protection de l’environnement, la cybersécurité.
Pour certains candidats, qui n’avaient pas anticipé ces restrictions, c’est une déconvenue. « Je me destinais au métier de gendarme mobile. Mais, à l’occasion d’un salon de recrutement qui était organisé dans ma ville, un recruteur de la Gendarmerie nationale m’a indiqué que l’étoile de David que je porte dans le cou allait me porter préjudice« , explique Yaël, 21 ans. Pour le jeune homme, pas question d’enlever son étoile via un acte de détatouage, réputé onéreux. Il est important de souligner que cette interdiction ne vise pas un symbole religieux en particulier. Elle s’applique à tous les tatouages visibles, sans distinction de nature. Les signes à connotation religieuse sont donc concernés au même titre que les autres, dans un souci de stricte neutralité imposée à l’ensemble des militaires de la Gendarmerie nationale. « J’ai modifié mon orientation. Je n’ai pas passé le concours de sous-officier de la gendarmerie. Je me suis orienté vers un Bac pro ‘Métiers de la sécurité' », explique-t-il.
Cette décision d’interdire à ses futurs gendarmes de porter des tatouages visibles constitue-t-elle une forme de discrimination au sens du droit ? Pour Christophe Noël, avocat spécialisé dans le droit du travail, la réponse est non. « Au sens de la loi, le fait de refuser de recruter des personnes sous prétexte qu’elles portent un tatouage visible ne relève pas d’une discrimination au titre de l’apparence physique« , précise-t-il. La jurisprudence française reconnaît la légitimité des restrictions à l’apparence dans les services publics à condition qu’elles soient nécessaires (pour l’ordre public, la sécurité, l’image du service…), proportionnées et non discriminatoires (ne visant pas un critère prohibé).
Il n’en demeure pas moins que cette décision semble poussiéreuse pour l’avocat, « alors même que l’institution renvoie déjà une image peu moderne auprès des jeunes« , estime-t-il. Quoi qu’il en soit, la Gendarmerie nationale – qui communique peu sur le sujet – invite les jeunes à réfléchir à deux fois avant de se faire tatouer le corps. Sans quoi, ils pourraient voir leur rêve professionnel s’envoler.
Source : Le Figaro
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