Seine-et-Marne : le gendarme qui a sauvé le conducteur de la Ferrari accidentée à Brie témoigne

Brie-Comte-Robert, le 18 mai. C’est dans ce champ le long de la D 319 que Sébastien, un gendarme hors service qui passait là, a secouru le conducteur inconscient d’une Ferrari victime d’un grave accident. LP/Marine Legrand

Mardi, une Ferrari a percuté un rond-point et fait plusieurs tonneaux avant de terminer sa course en feu dans un champs.

« Quand j’ai trouvé son corps coincé dans la Ferrari, il était inconscient, en train de s’étouffer. » Sébastien, 31 ans, gendarme mobile, a eu le sang-froid et les réflexes nécessaires pour sauver le conducteur d’une rutilante F 360 qui venait de subir un grave accident de la route à Brie-Comte-Robert, mardi 16 mai.

Vers 23 h 30 ce soir-là, Sébastien, membre de l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) de Guéret (Creuse), rentre du restaurant en voiture et rejoint sa famille qui réside à Ozouer-le-Voulgis. L’homme est en vacances quelques semaines, de retour de mission en Nouvelle-Calédonie.

« Arrivé au rond-point près du lycée agricole, un couple sur le bord de la route me fait signe, m’explique qu’une Ferrari vient de doubler leur propre Ferrari et a fait une sortie de route, raconte Sébastien. Je retrouve le véhicule sur le toit dans les champs, à 40m du rond-point. Il y a des débris partout. La Ferrari a fait de nombreux tonneaux. La portière passager est arrachée. Côté conducteur, je découvre un homme inconscient, enroulé sur lui-même, complètement emmêlé dans sa ceinture de sécurité, en train de s’étouffer, avec des râles comme s’il était en train de mourir. Sa tête est contre le sol, dans la terre, comme si le toit avait été arraché. »

 

Sébastien réalise qu’il faut l’extraire d’urgence mais il n’a pas de couteau et la ceinture est impossible à défaire. « Je casse alors un rétroviseur avec mon pied, brise son miroir et fabrique un couteau de fortune qui me permet enfin de couper la ceinture. Le conducteur de l’autre Ferrari m’aide à l’extraire. L’homme est toujours inconscient et respire avec des râlements. Je le mets en position latérale de sécurité et fais un bilan rapide pour voir s’il n’a pas d’hémorragie par exemple. »

Un autre témoin arrive et les prévient : « La voiture fume et ça sent l’essence. Eloignez-vous, ça peut exploser ! » « On l’a alors emmené plus loin. Puis les pompiers et la police sont arrivés et ont pris le relais. Je pense que si personne ne l’avait extrait de sa voiture, il serait décédé », confie Sébastien.

La victime, un gérant de société de 50 ans de Mandres-les-Roses (Val-de-Marne), a été transportée dans un état très sérieux à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne). Jeudi, son pronostic vital était toujours engagé. Son taux d’alcoolémie s’est révélé négatif. Les premiers éléments de l’enquête évoquent une vitesse excessive.

Les gestes de premiers secours, Sébastien les connaît par cœur : pendant treize ans, il était militaire, sergent-chef chez les Chasseurs Alpins, avant de rejoindre la gendarmerie récemment. « Lui et ses collègues venaient d’effectuer leur formation continue en Premiers secours, précise son commandant d’escadron. Ces hommes-là ont l’habitude d’intervenir d’instinct sur ce type de situation. Là encore, il a eu les bons réflexes. »

Des bolides à l’origine de plusieurs morts en Seine-et-Marne

Lésigny, janvier 2013. Le chef d’entreprise qui conduisait cette Ferrari F 430 Scuderia a fait une sortie de route mortelle. (LP) Lésigny, janvier 2013. Le conducteur d’une Ferrari F430 Scuderia, accompagné de son père, a perdu le contrôle avenue des Hyverneaux, est parti en glissade puis en tonneaux, terminant sa course sur le toit. Ils sont morts tous les deux.

Fontainebleau, décembre 2010. Le pilote et le passager d’une Ferrari ont été désincarcérés et héliportés dans un état critique après être sortis de la route sur la D 606, au niveau de l’hippodrome.

Bussy-Saint-Martin, mars 1998. Un mécanicien d’un garage de Saint-Thibault-des-Vignes emmène la secrétaire faire un tour à bord de la F 355 d’un client. Au bout de quelques kilomètres, la Ferrari s’encastre contre le mur du château de Rentilly à Bussy-Saint-Martin. Ils n’ont pas survécu au choc.

Source :  leparisien.fr

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