Sainte-Soline : six mois de prison pour le visage de la lutte contre les méga-bassines

La Cour d’appel de Poitiers a condamné Julien Le Guet, jeudi 7 mai, à six mois de prison ferme. Le porte-parole de la lutte contre le projet de méga-bassine à Sainte-Soline écope d’une peine bien plus lourde qu’au premier procès. La décision prend effet tout de suite, même si la défense se pourvoit en cassation. Julien Le Guet n’ira pas en prison : il portera un bracelet électronique et restera à son domicile.

Pour le condamner, les juges ont retenu quatre griefs : sa « participation à un groupement », des « menaces de destruction », le « vol d’une pelle », ainsi que des « inscriptions sur un panneau ». Un tag. Tous ces faits remontent à octobre 2022, lors d’une grande mobilisation contre les méga-bassines.

La peine ne s’arrête pas là. Les juges lui interdisent de mettre les pieds à Sainte-Soline et à Mauzé-sur-le-Mignon pendant trois ans. Ils le condamnent aussi à verser plus de 20 000 euros au total, entre dommages et intérêts et frais de justice. Son avocat a précisé à Mediapart que 5 000 euros iront à la Coop de l’eau 79, dont 1 500 euros pour le seul tag, apposé à une bassine que la justice administrative a depuis jugée illégale.

Le collectif Bassines non merci, dont il était le porte-parole, a dénoncé une « peine extrêmement lourde, alors même que la bassine de Sainte-Soline a été jugée illégale par le tribunal administratif ». Cette condamnation s’inscrit dans un mouvement de répression croissante contre les militants écologistes, qu’Amnesty International dénonçait en novembre 2025. Julien Le Guet n’en a pas fini avec les tribunaux : dans les prochaines semaines, il doit encore répondre d’accusations de « diffamation » et d’avoir organisé la manifestation de mars 2023 contre les méga-bassines.

Source : Blast

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